Bosco Ntangana le rwandais qui tue le congolais est proteger par le gouvernement congolais est la monuc

L’ONG « International Crisis Group » vient de sortir un nouveau rapport sur l‘est de la RDC. ICG appelle à un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la région. Le rapport recommande surtout d’arrêter les opérations militaires menées par l’armée nationale, et un renforcement du rôle de la force des Nations unies, la Monusco.

ICG fait le constat que l’offensive militaire contre les groupes armés est un échec. Selon l’ONG « aucune des deux parties n’a les moyens de prendre un ascendant définitif », elles ont juste les ressources suffisantes pour continuer la lutte ; aggravant ainsi la situation humanitaire et les souffrances des civils. Le rapport estime que « ces opérations militaires servent davantage les intérêts de ceux qui les conduisent qu’elles n’apportent une réelle protection à la population ».

Dans ses recommandations ICG insiste beaucoup sur la nécessité d’arrêter Bosco Ntaganda. L’ex-chef rebelle rallié à l’armée nationale est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre.

Mais jusqu’à présent ni les Nations unies, ni le gouvernement ne veulent l’interpeller. La force des Nations unies, la Monusco, est priée de déployer plus de moyens aériens pour venir en secours aux populations.

De son côté l’armée congolaise devrait compter sur des nouveaux bataillons mieux formés par la coopération internationale. Ces recommandations se heurtent cependant à la réalité.

Les moyens aériens de la Monusco sont prévus en baisse, on parle de 9 ou 10 hélicoptères de moins que les 24 actuellement en service au Nord-Kivu. Quant aux bataillons congolais, leur formation par les Américains, Chinois, Belges ou Angolais en est à ses balbutiements.