Chinoises vendeuses de beignets à Kinshasa

Incroyable mais vrai. Aujourd’hui à Kinshasa, les chinois exercent des activités même aux coins de nos avenues. Je me réveille un samedi matin. C’est le jour du mariage d’une copine. Comme toute congolaise qui se respecte et aime « la sape », je choisis une belle robe à mettre pour l’occasion.

Malheureusement, je me rends compte que je n’ai pas des boucles d’oreilles assorties à la robe. Pas assez de sous pour me rendre au centre ville et payer « mes bijoux ».

Sans trop peser le sens de ses propos, mon frère me dit : « ne t’inquiète pas, les chinois ne sont pas venus juste pour les grands projets des 5 chantiers. Ils ont ouvert une boutique dans le petit marché du quartier. Tu peux y trouver tes bijoux »

Etonnée, déçue…besoin oblige ! J’arrive au petit marché du quartier. Pas besoin de chercher longtemps, vous connaissez l’engouement des kinoises devant des bijoux fantaisies. Femmes et filles attroupées devant une boutique : « Ets shingon». Comme les autres j’achète ce que je cherchais, jolie et à vil prix, à la coutume des chinois.

La soirée : « Mira, elles sont jolies tes boucles ! ». Je ne me retiens pas. Je parle de ma découverte. C’est en ce moment que je me rends compte que ca n’en était pas une.

« Ça t’étonne ? Ils vendent même des arachides au rond point Ngaba… Les habitants du Quartier 1 à Masina ont empêché à un chinois d’installer une cabine téléphonique… Rien ne les arrête, les chinois ont même des Nganda Masanga ! »

Je vous épargne des autres commentaires de la soirée. Mais, dans l’entre temps, les routes pour lesquelles ils sont arrivés à Kinshasa attendent toujours ! Mais que fait l’autorité urbaine face à ces étrangers qui venus pour investissement, excellent en envahissement ? Et plus encore, la loi congolaise n’interdit-elle pas le petit commerce aux étrangers ?