Affrontements au Bas-Congo entre les membres du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo et les éléments de la police et de l’armée ; mutinerie des militaires des brigades intégrées à Bunia ; 13 exécutions sommaires rapportées dans les villages de Laudjo et de Ladhejo dans le territoire de Djugu en Ituri ; implication des soldats de la Force navale des du Nord Katanga dans des violations graves des droits de l’homme ; dégradation de la situation sécuritaire et des droits de l’homme au Nord et Sud-Kivu du fait des militaires, des rebelles des Fdlr et des Maï-Maï : voici quelques-uns des nombreux cas de violations des droits humains perpétrés en janvier et signalés par la Monuc (Mission de l’Onu en République Démocratique du Congo) dans son rapport mensuel, consulté par la MISNA. "Les militaires des Forces armées congolaises (Fardc) continuent à commettre des violations graves des droits de l’homme, en particulier des atteintes au droit à la vie, à l’intégrité physique (viol et mauvais traitements de civils) et au droit à la liberté et à la sécurité de la personne humaine (arrestations arbitraires, détentions illégales et enlèvements) au Nord Kivu, au Sud Kivu et en Ituri" lit-on encore dans le rapport. De nombreux anciens rebelles ayant combattu entre 1998 et 2003 ont été intégrées dans la nouvelle armée congolaise réunifiée. Mais les exactions dénoncées par la Monuc concernent aussi des policiers (Pnc), des agents des services secrets et des gardiens du parc national de la Virunga. Durant son point de presse hebdomadaire tenu hier, la Mission onusienne a également "rappelé sa préoccupation par rapport aux difficultés rencontrées pour sortir les enfants des groupes impliqués dans le processus de mixage en cours au Nord Kivu". Sur un total de près de 7 à 8 000 hommes de troupes mixées, environ 150 à 230 enfants associés aux groupes et forces armées ont été dénombrés, a indiqué la Monuc.

agence misna.