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BANA CONGO

Analyse politique

03 janvier 2010

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TSHISEKEDI EST SA FAMILLES LE 25 DECEMBRE2009

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30 décembre 2009

Le monde aime le Congo, mais pas les Congolais

Le 23 novembre la sénatrice Els Schelfhout s'est rendue pour deux semaines en République Démocratique du Congo (RDC). L'objectif de sa mission: avoir des entretiens avec plusieurs organisations et personnes de différents domaines à Kinshasa et dans l'est du pays (Kivu) et prendre connaissance de la situation actuelle en Afrique centrale afin de rassembler de bonnes informations pour ses activités parlementaires sur le Congo. Els est rentrée bien informée mais elle ressent aussi mal au cœur pour la population à l'est du Congo, qui souffre énormément et semble être oubliée.

Le monde entier aime le Congo, mais pas les Congolais.”

Kinshasa – Goma

L'est du Congo n'est pas un sujet attrayant ni dans la politique, ni dans la presse : trop loin, trop grand, trop complexe... une forte accoutumance à la souffrance humaine. Les morts après un massacre récent à Lokweti sont simplement moins intéressants qu’un assassinat par exemple à Erps-Kwerps. Ceci est bien entendu regrettable. L’intérêt pour le Congo ne rapporte rien aux élections. Après la déclaration malheureuse de l'ancien ministre des Affaires étrangères et ensuite, fin de l'année passée, quand il semblait que les affrontements à l'est du pays commençaient à compter beaucoup de victimes parmi les civils, l’information sur le Congo s’est quasi arrêtée.

Les discussions actuelles sur la RDC EN BELGIQUE se limitent principalement à deux sujets: premièrement le rapport récent de l'ONU dans lequel est retenu sélectivement que le groupe rebelle FDLR serait soutenu à partir de la Belgique, et deuxièmement un éventuel voyage du Roi Albert II au Congo dans le cadre des 50 ans d'indépendance: « VA-T-IL LE FAIRE OU PAS ?»

Estimés à six millions de morts, les victimes directes ou indirectes de la violence dans les territoires près de la frontière avec le Soudan, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi font partie des dommages collatéraux. Ce sont des chiffres tirés d’un rapport qui ne tardera pas à disparaître.

La richesse conduit à la pauvreté

Les provinces orientales du Congo disposent d'une immense quantité de ressources naturelles. L'est de la RDC a une terre très fertile. Les Kivus peuvent nourrir tout le Congo. Ce grenier Congolais peut également ravitailler toute l'Afrique subsaharienne. Le territoire se compose en grande partie de forêts appelées ‘les poumons verts de l’Afrique' et dispose de ressources naturelles qui alimentent l'égoïsme des prédateurs locaux et internationaux.

Mais ces terres fertiles peuvent à peine être exploitée, vu que le chemin vers les champs est parsemé de dangereuses embuscades: il arrive d’être violé aussi bien à l’allée tout comme au retour. Les poumons verts Congolais se voient déforestés. L’année passée, 23% du parc Virunga au Nord-Kivu a été coupé illégalement. Les troncs d’arbres deviennent du charbon de bois ‘makala’. Les ressources naturelles sont pillées de toute part, mais toutes ces méthodes ont un point commun : elles ne sont pas en faveur de la population. En 2008 le gouvernement congolais a recueilli 92 millions de dollars de revenus découlant de l’exploitation des ressources. Il a perdu 450 millions de dollars dû au manque d'enregistrement, au trafic, aux contrats frauduleux et à l’évasion fiscale. De 74,73 millions de dollars de taxes, le gouvernement a seulement encaissé 22%. L’année passée, 100 kg d’or congolais ont été officiellement exploités. En réalité – selon des estimations approximatives- il s’agit de 28.000 à 30.000 kg. Selon d’autres sources au moins 90% de l’extraction de l’or est illégalement exportée. Cobalt, coltan, casserite… Les documents ‘officieux’ indiquent que chaque camion chargé quittant la mine, perd 80% de sa charge. En route des groupes armés prélèvent des taxes: la route menant de la mine au comptoir est occupée successivement par les FDLR (rebelles hutu), les FARDC (armée congolaise) et le CNDP (milices tutsi). Ils veulent tous une part du gâteau. Les groupes armés peuvent aussi prélever des taxes sur cigarettes, batteries, carburant etc. La population doit payer une taxe ou ‘le pizzo’. Ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s’esposent à subir les conséquences. Les pratiques maffieuse ne sont absolument pas étrangères aux groupes rebelles. Dans la brousse, ils se retrouvent armés l’un en face de l’autre; le long de la route, ils deviennent des commerçants et hommes d’affaires.

L'opportunisme international

La communauté internationale laisse faire, bien que quelques initiatives servent d’exemples: une résolution sénatoriale et une proposition de loi aux Etats-Unis, des projets récents allemands et britanniques et enfin plus d’attention pour le Congo en Belgique. Mais soyons surtout réalistes: la plupart des pays avec un intérêt pour le Congo ont un plus grand intérêt à défendre : l’intérêt personnel. Ils ont développé des stratégies, l’un plus explicite et plus opportun que l’autre.

En dehors de l’Europe c’est surtout le Canada qui a des grands intérêts dans l’exploitation des ressources naturelles au Congo. Différentes multinationales sont active dans le secteur minier. En échange pour les concessions minières et toutes sortes de deals, ils offrent des services pour la reconstruction des routes et des infrastructures. La Chine a aussi le sens des affaires en RDC. Comme geste de remerciement pour un nombre des projets lucratifs, les Chinois ont promis des routes et des infrastructures. Malheureusement, ces projets ne font pas non plus la différence. Que vaut une école sans enseignants? Ou encore un hôpital sans médecins?

Au sein de l’Europe, la Grande Bretagne observe la situation en Afrique Centrale surtout à partir de Kampala et Nairobi. Avec comme importante tâche d’empêcher une éventuelle déstabilisation à partir de l’Afrique centrale. 'Oublier le passé' est le message. La culpabilité concernant le génocide rwandais a conduit à ce que le Royaume Uni se soit de plus en plus profilé comme état européen derrière le président rwandais Kagame.

Résultat : grâce au plaidoyer du conseiller personnel Tony Blair (!) le Rwanda est entré au Eastern African Community et récemment au Commenwealth. En Europe, il y a à peine une attitude critique vis-à-vis de Kagame, même si entretemps, il est connu de tous que son rôle dans le génocide n’était pas celui du cavalier blanc. Même si selon une étude – tenue secrète - de l’ONU, il semble incontestable qu’en ’97, des dizaines de milliers de hutu soient massacrés par des tutsi. Même si entretemps, il est plus que clair que les projets de Kagame dans l’est du Congo, riche et fertile, aient été très calculés. Qu’il s’agisse de l’appui au CNDP de Nkunda, du déplacement stratégique des réfugiés rwandais comme pions sur un échiquier pour annexer certains territoires congolais, de l’implication des troupes rwandaises dans ces territoire ; Kagame y agit comme bon lui semble.

Seulement quelques pays européens reconnaissent ses intentions perverses. Notre pays voisin, les Pays-Bas, a longtemps suivi la Grande Bretagne, mais récemment –sous l'influence des pays scandinaves- un processus de prise de conscience a commencé et les Pays-Bas ont diminué l’aide directe au Rwanda.

Pendant la guerre de 1998-2003, la France a fait le mauvais choix en pariant sur Jean-Pierre Bemba. A ce jour, elle a encore des problèmes avec l’arrivée du président Kabila au pouvoir.

Pendant la visite du président Sarkozy au Congo début 2009, les signes d’antipathie n’étaient donc pas un hasard. La France a pu mettre la main sur l’industrie du ciment en RDC. Les tentatives pour avoir accès aux mines d’uranium ont réussi en partie. La France est parvenue à mettre la main sur la mine de Shinkolobwe (Katanga).

La Tchèquie était un important fournisseur d’armes de la RDC. Après son adhésion à l’UE, les livraisons ont été reportées. Récemment, les relations se sont améliorées. Il y a entre autre une plus forte présence diplomatique à Kinshasa. La Suisse a tout juste découvert le Congo et réfléchit sur une politique de présence. Elle suppose qu’elle peut avoir de très grands intérêts en Afrique centrale, même s’il n’est pas encore clair de quels intérêts il s’agit. Les pays scandinaves à leur tour sont financièrement très actifs au Rwanda et en Ouganda. Le Portugal s’occupe plutôt des intérêts de son ancienne colonie l'Angola.

C’est clair: la politique vis-à-vis du Congo de la plupart des pays actifs dans la région est conduite par l’intérêt personnel. Je ne suis pas naïve : c'est donnant donnant. Mais ce qui se passe maintenant, est hallucinant : une dizaine de milliard de dollars quittent le Congo par des fuites de capitaux, par des ventes frauduleuses de propriétés publiques, par des concessions et accords douteux qui ne sont qu’en faveur d’une petite élite congolaise et qui font sourire les partenaires commerciaux. Le gouvernement congolais a ‘carte blanche’ : du cash et pas d’ingérence.

‘Bonne gouvernance’ est au Congo un terme vide et signifie : prévoir que le propre clan se porte bien. Le gouvernement congolais néglige son obligation d’organiser les services de l’état et les finances. Les fonctionnaires, les militaires, la police, les médecins, les enseignants… sont payés rarement et très peu.

Un médecin à l’Hôpital Général de Référence, hôpital public, gagne à peu près 60 dollars par mois, un chirurgien, 100 dollars. Pour un enseignant c’est à peu près la moitié. Les militaires gagnent par mois entre 50 et 80 dollars. Tous se sentent obligés de compléter ce maigre salaire. Le médecin compte ‘une visite’. Ceux qui ne peuvent pas payer sont pris en otage à l’hôpital, sans soins. L’enseignant demande le minerval. C’est pour cela que beaucoup d’enfants ne peuvent pas aller à l’école. Le militaire utilise son arme pour avoir un salaire. Et les fonctionnaires… J'entendais dire: «  Le domaine public a été privatisé entre les mains de celui qui détient le cachet officiel. »

Le Congo n’est pas gouverné: crime et impunité vont main dans la main

Presque 80 fois plus grand que la Belgique, avec un budget d’état aussi grand que celui d’une ville moyenne belge, le pays est à la dérive et victime des projets et des stratégies perfides des pays voisins perturbant à cœur joie la moitié des frontières. Victime d’un gouvernement corrompu et impuissant d’affronter les troubles internes et les tensions ethniques. L'impuissance, l'incompétence et l’indifférence sont des caractéristiques des dames et messieurs élus du peuple. Et mauvaise volonté. Leur pays est victime de toutes formes d’agression, mais cela semble ne pas les toucher. Pauvreté extrême, angoisse et incertitude, maladie et désespoir se trouvent à la base des familles brisées et de la violence domestique. Des bandes de jeunes, pillages, rébellion, esclavage, viol des femmes et hommes, recrutement et incorporation d’enfants soldats… l’insécurité est un atout. Le gouvernement donne l’impression ne pas vouloir faire quelque chose. Par exemple : le colonel Kibanga, ‘le marteau’ Ndayambase, un homme avec une réputation horrible, était arrêté de courte durée. Il a fuit au territoire des FDLR. Il était condamné à 20 ans. Aujourd'hui, il se trouve commandant au sein d’une unité CNDP, intégré dans l’armée congolaise. Les coupables sont connus, mais leurs responsabilités ne sont pas engagées. L’impunité règne.

La communauté internationale se montre impuissante. Le peu d’espoir prématuré à l’occasion de Kymia II, l’accord entre le président Jospeh Kabila et le président Paul Kagame pour désarmer les rebelles FDLR avec une action conjointe, a accouché d’une souris. L’opération Kymia II est un échec. Les FDLR se sont retirés au fond de la brousse, une zone que les combattants connaissent par cœur. Les bataillons se regroupent, renforcés par des jeunes sans aucune conscience morale, sans perspective, qui ont grandi avec violence et en manque. En cas de danger, les FDLR peuvent souvent compter sur les habitants des villages limitrophes; leurs femmes, leurs enfants, leurs familles y habitent. Les Congolais disposent de peu et souvent de rien, mais ils ont tous des téléphones mobiles. Ainsi les FDLR ont souvent une meilleure vue sur les avancées des troupes FARDC que les FARDC elles-mêmes. ‘Je ne peux quand même pas dénoncer mon beau-fils ?’ me demandait un vieux monsieur hochant de la tête. Le prix que la population civile paie pour ce genre de ‘trahison’ est élevé: pillage, viol, torture, meurtre.

La MONUC soutenait l’action conjointe de l’armée congolaise et du CNDP par la livraison de nourriture, le transport et l’évacuation médicale. Mais elle n’avait rien à faire avec le planning opérationnel. Maintenant la MONUC se retrouve entre le marteau et l’enclume. Chaque année bonne pour 1 milliards de dollars – une capacité selon certains trop insuffisante pour sa tâche – la MONUC n’a pas réussi à protéger la population civile au Kivu. Les architectes de Kimya II ont trompé la mission onusienne. Elle jouit dune mauvaise réputation de la part des ‘experts’ de l’ONU elle-même et encore une fois diffamée par la presse. Sa dernière confiance en soi diminue, aussi sous les commentaires au niveau international. Il n’est pas exclu que la MONUC fasse dans les 6 mois suivants ce que Kabila aimerait voir le plus: disparaître en silence. Cela serait une très mauvaise chose. Avec une attitude conséquente de la communauté internationale la MONUC a un rôle à jouer.

Le processus de paix est un échec. Il me semble mieux de reconnaitre cela et d’exposer les causes afin d’anticiper les conséquences. Un faux optimisme ne sert à personne, les Congolais en premier lieu.

A partir de leur cages dorées, les expatriés de l’ONU passent devant la misère des Congolais et sont trop occupés à écrire des rapports.

Ce qui caractérise les 84 organisations internationales actives à Goma, permettez-moi l’expression, c’est du protagonisme et de l’egomanagement. De grandes jeeps, avec lesquelles ils sont responsables pour de grands soucis de circulations sur les routes de Goma.

EUSEC (European Security) est la mission européenne spéciale qui fourni l’assistance à la réforme du secteur de sécurité en conseillant les autorités congolaises sur le processus d’intégration des FARDC. Elle doit également soutenir les réformes administratives de l’armée. La mission reconnaît que l’intégration du CNDP de Nkunda et de l’autre criminel, Ntaganda, dans les FARDC n’est pas une réussite. ‘Un vrai bordel’. Pendant la première partie de 2008, le CNDP se trouvait dans deux petits territoires au-dessus du lac Kivu au Nord-Kivu. Fin 2008, la présence de cette milice tutsi, soutenue par le Rwanda, s’est étendue. Aujourd’hui, on peut constater que le CNDP a la région de Masisi complètement sous son contrôle. Le CNDP disposerait encore d’un millier d’armes non enregistrées.

Kymia II n’est pas une opération militaire de l’armée congolaise, mais des Rwandais. Chez les groupes de résistances armés congolais (les ‘non rwandophones’) ; Mai Mai ; APCLS et PARECO, il y a beaucoup d’incompréhension et de colère vis-à-vis de l’accord. Il n'y a pas très longtemps, ils se battaient à côté des troupes congolaises pour repousser le CNDP. Maintenant, ce sont 'les méchants' et se livrent comme les autres aux vols, pillages, viols et tueries. La tension augmente.

EUPOL est une initiative européenne pour assister à la réforme de la police. Elle a également obtenu - à partir de Kinshasa – peu de résultats. Et puis, il y a REJUSCO, qui devrait appuyer la reconstruction de la justice… Il n’y pas d’état de droit, il n’y pas de juridiction, il n’y pas de justice. Crime et impunité vont de pair au Congo. Cela ne changera pas tant que la police, les juges et les gardiens de prison ne sont pas ou peu payés.

Si Les Etats-Unis et l’Europe disaient: ça suffit maintenant, ça sera fini!” Mais ils ne disent rien.

Et ou sont les Belges ?

Avec un président européen, avec la présidence européenne en 2010, avec la fête de 50 ans d’indépendance au Congo… des attentes émergent. Avec notre connaissance et nos compréhensions de notre ancienne colonie, nous pouvons faire la différence.

Nous avons le choix: soit nous mobilisons nos atouts pour la journée de l’indépendance et nous envoyons des troupes d’élite au ‘Boulevard du 30 juin’, ou ils montreront à leurs collègues congolais ce qui est l’ordre et la discipline. Nous envoyons en même temps le couple royal. Assis à côté du président Kabila, ils peuvent saluer et sourire aux enfants noirs qui chantent successivement l’hymne national belge et congolais.

Soit, nous mobilisons nos atouts pour un Congo indépendant qui est capable de se gouverner soi-même, avec des tribunaux, écoles, universités, hôpitaux, routes, infrastructures, chemins de fer, ports et aéroports… Nous avons un rêve pour le Congo et pour les Congolais. Un rêve que nous changeons en ambitions réalistes.

Nous organisons des tribunaux et cours qui veillent à ce que les lois soient respectées et que les violations punies.

Nous formons une armée disciplinée, bien équipée et bien assistée: pas dans les rues, mais dans des casernes, mobilisable à tout instant et en tout lieu, lorsqu’une nécessité s’impose.

Nous désarmons les rebelles, et nous leur offrons une perspective : ‘un toit pour une arme’, la possibilité d’échanger une arme pour construire une vie.

Nous construisons une académie de police, ou hommes et femmes sont formés et proches de la population.

Nous construisons des hôpitaux, des écoles, des universités… mais pas à l’inconditionnel: médecins, infirmières, enseignants, professeurs… reçoivent un salaire acceptable et l’enseignement est gratuit.

Nous formons des douanes, nous appuyons une relance économique, en commençant par la promotion de la transparence dans le commerce des ressources naturelles. En contribuant à l’exploitation et la vente des ressources dans un cadre légal afin que les entrées beneficient à la population. Avec la construction des fours à concentration dans lesquels les minerais bruts peuvent être transformés. Nous pouvons créer une valeur ajoutée pour l’emploi et l’économie locale. En développant l’agriculture – la vraie richesse du Congo- et les infrastructures routières, les boîtes de tomate purée ne doivent plus être importées en masse à partir de la Chine, mais les tomates cultivées sur les champs peuvent être transportées vers les villes pour consommation.

Nous organisons des programmes de soutien pour la population. Nous creusons des puis d’eaux, pour que les femmes et enfants ne doivent plus marcher des kilomètres sur des chemins dangereux pour avoir accès à de l’eau. Nous prévoyons de l’électricité pour que les femmes ne soient plus livrées à toutes sortes de dangers.

Nous formulons des objectifs au niveau macro et micro, nous établissons des bonnes pratiques qui motivent, enthousiasment et stimulent les autres pays membres de l’UE et la communauté internationale à agir unanimement.

Nous avons le choix: nous ignorons la souffrance de millions de congolais et nous n’entreprenons rien ou nous attaquons les causes en profondeur.

Espérence: ‘Que Dieu vous bénisse’

Espérence était assisse blottie sur une caisse en bois. Sa maison: une baraque de sac en plastique et des morceaux de tôles ondulées. La pluie laissait des traces par terre. Elle courbait les orteils, déformés par les longues promenades sur des pierres et pour éviter l’eau. Elle ne bougeait pas. Ensuite, elle commençait à raconter qu’elle a été veuve et responsable de la mort de son mari. Tout lui a été pris. Elle a uniquement ses enfants : cinq en total. Mais elle ne sait pas ou ils traînent. Dehors. De toute façon, elle n’a rien à leur offrir. Elle redresse ses épaules. Il y a quelques jours, elle était violée. En route pour les champs, elle a été arrêtée et coincée à terre: ‘C’étaient des hommes en uniforme’, chuchotait elle. Et soudain des larmes coulaient sur ses joues. Un moment, le monde s’arrêta...

Des opinions basées sur des entretiens avec l'ONU-MONUC, l'EUSEC, l'EUPOL, le REJUSCO, d'ONGs internationales et locales, des soeurs, des pères et des prêtes, de partout, des parlementaires et politiciens congolais, chefs locaux, propriétaires des comptoirs, des hommes d’affaires, des diplomates, des médecins, des enseignants, des soldats, des réfugiés, des enfants … et des femmes : violées, humiliées et désespérées : les éternelles victimes.

Remerciement à mes ‘compagnons de route’

Els Schelfhout

Sénatrice

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La République Démocratique du Congo n'est pas indépendante 49 ans après son accession à l'indépendance

A la veille du 49è anniversaire de l'indépendance de la République Démocratique du Congo, il nous parait utile de relancer le débat sur la signification profonde de l'indépendance de ce pays-continent. Le 30 juin 1960 a apporté à ce pays une souveraineté nationale de subordination, une indépendance nominale. Il sied de rappeler que le Congo-Zaïre a servi de proxy stratégique à certaines puissances occidentales dès son accession à l'indépendance, et pendant toute la période de la guerre froide, période caractérisée par de tensions et de confrontations idéologiques et politiques entre deux superpuissances : Les États-Unis d'Ameriques et l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), et leurs respectifs alliés. Ainsi, de Kasa-Vubu à Mobutu Sese Seko, la gestion du Congo-Zaïre n'était jamais l'affaire des leaders du Congo seulement. La Troïka (La Belgique, la France, et les Etats-Unis) a eu une part active et directe dans la direction et l'orientation des décisions politiques, militaires, économiques et sociales qui affectaient le Congo-Zaïre. En 1996, la guerre dite de „ libération « de l'ADFL a ouvert une ère nouvelle au Congo, celle de l' immiscion massive des pays voisins dans la gestion quotidienne du Congo-Zaïre . En effet, le destin du Congo-Zaïre est passé sous la coupe des pays voisins (Rwanda, Ouganda, Angola, Zimbabwe, Burundi, Tanzanie, etc.) avec la bénédiction et/ou l'appui direct ou indirect de la Troïka. Comme l'on peut s'en rendre compte, la RDC est encore loin de jouir de son indépendance. I. La République Démocratique du Congo : Dindon de la farce ! La République Démocratique du Congo a subi 3 guerres d'invasion et d'occupation commanditées par des pays voisins, singulièrement le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda . Il convient de noter que toutes ces guerres du Congo se sont toujours inscrites dans les cycles infernaux de viol, de pillage, de dépeuplement, et de colonisation. Le sol et le sous-sol congolais étant très convoités, ces pays de la région avaient délibérément violé la souveraineté territoriale de la RDC pour des raisons d'hégémonie et de contrôle stratégique de ses ressources naturelles . Le Rwanda, l'Ouganda, et leurs mentors avaient fabriqué des rebellions pour renverser tour à tour les régimes des présidents Mobutu, Laurent Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange. Pour mettre fin aux hostilités et rétablir l'autorité de l'état dans des zones contrôlées par les rebelles, la RDC s'est résigné à signer des accords de paix qui ont hypothéqué sa souveraineté nationale. En 2003, à l'issue du dialogue inter-congolais tenu à Sun City en Afrique du Sud et n'ayant pas gagné la guerre, le gouvernement de la RDC a accepté un partage de pouvoirs. Cela a conduit à la formation d'un gouvernement mammouth d'union nationale avec 4 vice-présidents, un schéma jamais vu au monde, et dicté par l'ancien Président Sud-Africain Thabo Mbeki. Cette stratégie qui consiste à sacrifier les acquis de la souveraineté nationale au nom de la paix aliène l'indépendance de la République Démocratique du Congo . Car après le dialogue inter-congolais, des soldats rebelles des tous les groupes armés ont intégré l'armée nationale. Parmi ces rebelles, il faut noter qu'une grande partie est venue de la branche armée du RCD-Goma qui était composée des soldats rwandais (tutsi en majorité). Cela a fragilisé davantage l'armée nationale (les FARDC) qui ployait déjà sous le poids d'un embargo de l'ONU pour l'achat d'armes. Cette infiltration ne s'est pas seulement opéré au sein de l'armée, elle s'est opéré également dans l'univers politique (où des personnalités tutsi rwandaises ont intégré les institutions politiques du Congo), dans l'univers économique (où la gestion de certaines entreprises clefs du Congo a été confiée à des personnalités venues du Rwanda voisin), dans la sécurité (où des anciens du RCD-Goma contrôlent encore des structures dirigeantes de l'ANR), etc. Cette stratégie vient d'être utilisée encore au mois de janvier dernier. Le gouvernement Rwandais et le gouvernement Congolais ont signé en catimini un accord de paix pour finalement mettre fin à 13 années de guerre. Encore une fois, la RDC a encore été le dindon de la farce. L'accord a ouvert la voie aux troupes rwandaises d'investir l'est de la RDC pour chasser les rebelles du FDLR. Cet accord, bien qu'ayant permis de mettre fin aux aventures meurtrières du rebelle Tutsi Laurent Nkunda, a en même temps permis aux milliers de soldats du CNDP ( qui ont perpétré des viols des femmes, et des massacres à grande échelle) d'intégrer l'armée nationale (en toute impunité). Le CNDP s'est mué en parti politique et se préparerait à intégrer le gouvernement ! Quel gâchis ? Mais la personne qui est à la tête de ce nouveau parti politique (Désiré Kamanzi) est un sujet rwandais bien connu. Des preuves abondent partout pour le démontrer. Le Rwanda a donc su trouver une autre marionnette pour remplacer Laurent Nkunda. Comment les autorités de la RDC peuvent-elles accepter qu'un citoyen rwandais gère un parti politique dans un pays qui n'est pas le sien ? Or, nous savons que l es autorités rwandaises ne peuvent jamais accepter qu'un congolais en fasse au tant au Rwanda ! En clair, le Rwanda a trouvé une autre marionnette pour remplacer le rebelle Laurent Nkunda Mihigo. A propos, ouvrons une petite parenthèse sur le rebelle Laurent Nkunda. En effet, depuis son „ arrestation «, aucune autorité Congolaise ne l'a déjà vu personnellement, ou n'a vu son lieu de détention ! Mais déjà, le Congo s'apprête à ouvrir l'ambassade du Rwanda à Kinshasa. La RDC est déjà ouverte à l'idée de la circulation libre des personnes et de leurs biens entre ce pays et le Rwanda ! Au nom de quel principe ? Apaisement ? Paix ? Bon voisinage ? Alors que Kinshasa est sommé d'extrader les dirigeants hutus du FDLR au Rwanda, Kigali dribble Kinshasa chaque fois qu'il s'agit de retourner les criminels tutsis au Congo. Mutebusi, Nkunda et autres se pavanent au Rwanda comme s'ils n'ont jamais commis des crimes de guerre au Congo. Et dire que le Congo se plie aux injonctions du Rwanda, il y a de quoi se demander ce qui fait plier les autorités congolaises ! II. L'Angola teste la faisabilité d'une annexion d'une partie du Congo Les troupes Angolaises testent à souhait la faisabilité d'une annexion de quelques villes du Bas-Congo sans que ces actes de provocation poussent les autorités congolaises à sceller définitivement cette partie du pays. Doit-on souligner ici l'importance de l'axe Kuzi - Sava Ina - Mbanza-Ngungu ? Cet axe ouvre la porte à la capitale du pays. Pourquoi alors cet axe n'est-il pas défendu vigoureusement ? N'existe-t-il plus une base militaire à Mbanza-Ngungu ? Pourquoi ne déploie-t-on pas ces militaires congolais à la frontière avec l'Angola ? Plutôt que de continuer à supplier l'Angola à retirer ses troupes, pourquoi ne pas aligner des soldats congolais aguerris du côté congolais de la frontière ? Après les aventures des soldats angolais à Kahemba dans le Bandundu, doit-on continuer à douter de mauvaises intentions de l'Angola ? III. Le Rwanda ne lâchera pas le Congo si tôt Le Rwanda n'a pas encore joué sa dernière carte. Ce qu'il n'a pas su obtenir par la force, il cherchera à l'obtenir autrement. Il est important que les dirigeants Congolais sachent que le régime au pouvoir au Rwanda n'est pas prêt à lâcher la RDC. En effet, le Rwanda a ses pions dans toutes les sphères politico-militaro-économiques stratégiques de la RDC. Aussi longtemps que les extrémistes tutsi seront au pouvoir au Rwanda et refuseront de dialoguer avec les opposants hutus vivant à l'étranger, la RDC ne connaitra pas de paix. Le pouvoir rwandais continuera d'utiliser ses pions au Congo pour entretenir l'instabilité dans ce pays au profit du Rwanda. La faiblesse et la fragilisation à dessein de l'armée nationale confortent le Rwanda dans son souci de continuer à avoir une main mise sur les richesses de l'est du Congo. Nkundabatware Mihigo a été savamment instrumentalisé à cette fin par le Rwanda. Quand on observe aujourd'hui l'est du Congo, des avions et véhicules continuent d'assurer le transport des minerais vers le Rwanda et l'Ouganda sans que l'exploitation minière de cette partie du pays bénéficie au gouvernement congolais ou à sa population. La philosophie du nouveau président américain Barack Obama a peut-être fait fléchir le président Paul Kagame qui veut sauver les apparences tout en maintenant un certain contrôle sur le Congo. Le président Barack Obama mène une politique étrangère différente de celle du président George W Bush. Les observateurs avisés ont pu noter que le président Paul Kagame n'a pas été reçu par le nouveau président américain lors de sa récente visite au pays de l'Oncle Sam lorsqu'il est venu recevoir un prix de l'UNICEF. IV. Comment en finir avec les rebellions Le Congo n'a jamais joui de son indépendance depuis 1960. Alors qu'à une certaine époque, la RDC a eu une armée nationale (FAZ) très forte et qui se faisait respecter dans la région des Grands-Lacs et même dans tout le continent africain en dépit de son indiscipline pour assurer la sécurité de la population civile, la nouvelle armée nationale Congolaise (FARDC) issue des tractations politiques avec les rebelles fait encore piètre figure. Elle est hétéroclite, infiltrée, impayée, démotivée, incapable de mettre fin aux velléités des miliciens (CNDP, FDLR, PARECO, LRA, Maï-Maï). Il faut reformer et réorganiser cette armée, la rendre plus professionnelle et la débarrasser des infiltrés et des traitres. Nous avons déjà proposé une approche génétique pour débarrasser cette armée de certains auteurs des crimes sexuels. L'histoire récente vient de nous montrer qu'il y a une bonne façon de mettre fin à des guerres récurrentes. Il faut mobiliser des moyens conséquents pour déstabiliser les mouvements rebelles et anéantir les responsables de ces mouvements. Les exemples nous viennent de l'Angola, du Tchad, et du Sri Lanka. L'exemple du Sri Lanka est particulièrement très intéressant pour le Congo. V . Le Congo doit s'inspirer de l'exemple du Sri Lanka Le 18 mai 2009, le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapakse, a annoncé la victoire des forces gouvernementales face à la rébellion sécessionniste „ L'organisation séparatiste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) « dirigée par un personnage radical et insaisissable, le rebelle Vellupillai Prabhakaran. En effet, Les Tigres tamouls luttaient depuis 1983 pour l'obtention d'un "Eelam" ou un territoire autonome et indépendant pour l'ethnie minoritaire Tamoule qui se sentait marginalisée par la majorité cinghalaise au Sri Lanka . Après l'échec des accords signés entre le pouvoir et les rebelles en 2002, le nouveau président du Sri Lanka est venu au pouvoir avec la détermination de mettre fin à la rébellion. Il a mis le paquet pour que cet objectif soit atteint. En dépit du soutien dont ont bénéficié les rebelles, la détermination du gouvernement n'a eu d'égal que le succès de son action et de sa stratégie pour restaurer l'autorité de l'état dans la partie que contrôlait le groupe rebelle. Et cela fut fait. Le leader rebelle et ceux qui le soutenaient étaient tués. En somme, la discipline de l'armée Sri-lankaise et les moyens mis à sa disposition ont aidé à remettre de l'ordre dans ce pays. Au Congo, les anciens leaders de la rébellion se promènent dans la capitale avec des milices privées. En l'absence d'un tribunal national ou international sur le Congo ou d'une commission vérité et réconciliation ou encore d'une commission „ Justice, Vérité et Réconciliation « comme le souhaite notre compatriote Jean-Pierre Mbelu, ils n'osent demander pardon à la population et continuent même à narguer cette même population avec des menaces à peine voilés de soutien aux mouvements rebelles. On a l'impression que des gens qui ont commis des crimes au Congo sont aujourd'hui protégés par Kinshasa et par Kigali. Si Bemba doit être jugé à la Cour Pénale Internationale (CPI), pourquoi d'autres acteurs ( tels que Azarias Ruberwa, Laurent Nkunda, Emile Ilunga, Adolphe Onosumba, Roger Lumbala, John Numbi, Bosco Ntaganda, Amissi Tango Fort, etc.) impliqués dans la planification et l'exécution de crimes commis à l'est du pays et même à l'ouest du pays doivent-ils échapper à la justice ? VI . Pour une Indépendance Réelle de la République Démocratique du Congo Quarante-neuf ans après l'indépendance de la République Démocratique du Congo, il y a de quoi se demander pourquoi ce pays semble toujours être téléguidé de l'extérieur. A ce jour, la RDC n'est pas un modèle de développement, de démocratie, de justice sociale, ou de progrès social, en dépit de sa position géostratégique au cœur de l'Afrique et de nombreuses ressources (humaines et naturelles) qu'elle regorge. Outre les ingérences extérieures qui freinent le développement de la RDC, il y a à priori une myopie cruelle dans la gestion et l'exploitation stratégiques des ressources naturelles des leaders qui ont géré ce pays depuis 49 ans. Rien n'empêche à la RDC aujourd'hui d'être réellement indépendante. Tout doit partir d'une volonté politique de s'autogérer, de protéger sa population et ses frontières, et de sortir du carcan du sous-développement. A cette fin utile, il faut commencer par déployer de moyens robustes pour construire une armée forte et dissuasive (bien équipée et bien motivée), un système éducatif efficace (pas avec un budget de moins de 2&percnt du budget national comme c'est le cas aujourd'hui), et une économie forte avec des infrastructures routières, ferroviaires, immobilières, scolaires, touristiques, industrielles, hospitalières, techniques… adéquates. Les moyens ne font pas défaut. Il suffit d'exploiter et de gérer correctement les ressources naturelles et humaines du pays. Il suffit de sanctionner sérieusement la corruption et de briser le cycle infernal d'impunité. Il suffit de faire preuve de patriotisme. Imaginons la peine qu'éprouveraient les victimes de la guerre de voir défiler leurs bourreaux d'hier (anciens rebelles du CNDP) devant les membres du gouvernement à Goma, capitale du Nord-Kivu lors des festivités du 49ème anniversaire de l'indépendance du pays demain 30 juin 2009 ! Comment peut-on comprendre que des rebelles des FDLR continuent à contrôler des sites miniers à l'est du pays ? A quand la vraie décentralisation du pays ? Pourquoi le pouvoir central peine-t-il à ce jour à remettre aux provinces leur part des revenues (40&percnt) pourtant prescrite dans la constitution ? Il faut absolument créer les conditions d'une stabilité politique, économique et sociale. Les autorités congolaises doivent comprendre qu'elles ne doivent pas continuer à récompenser les rebelles. Chaque fois qu'il le fait, il encourage d'autres délinquants à suivre le même chemin. La preuve en est qu'il y a déjà d'autres groupes à l'est du pays qui viennent de voir le jour et qui veulent tuer un nombre important de congolais dans l'espoir d'être intégré dans les institutions du pays. Le mauvais précédent créé au Congo suscite des émules. La meilleure façon de mettre fin à la traîtrise et au cycle infernal de rebellions est d'étendre l'autorité de l'état sur l'ensemble du territoire national. Il faut également améliorer les conditions de vie de la population. Le Congo sera réellement indépendant si l'indépendance apporte aux citoyens de ce pays une meilleure qualité de vie quotidienne. L'indépendance signifie que le pays est maître de son destin. L'indépendance n'est pas un concept creux. Elle se vit au quotidien. Elle est synonyme de justice sociale, de liberté, de démocratie, de développement... La RDC sera réellement indépendante quand elle sera capable de domestiquer, de maîtriser et de transformer son espace physique, ses ressources naturelles, son système éducatif, les nouvelles technologies, et la langue de la démocratie et du développement. Qui plus est, la RDC a besoin d'une nouvelle classe politique („ The Beautiful Ones Are Not Yet Born « comme Ayi Kwei Armah intitulait son livre) et d'une classe d'élite plus responsable et créatrice d'emploi. La population congolaise dans son ensemble est donc appelée à consentir des sacrifices pour une indépendance réelle, et non nominale, de la République Démocratique du Congo. L'indépendance est à ce prix.

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04 décembre 2009

Laurent Nkunda et la raison d'Etat

L'ancien chef de la rébellion congolaise, en novembre 2008 à Jambo (RD Congo)L'ancien chef de la rébellion congolaise, en novembre 2008 à Jambo (RD Congo)© Corentin Fohlen/Fedephoto

Depuis son arrestation et son assignation à résidence au Rwanda, il y a dix mois, le rebelle congolais attend une hypothétique comparution. Mais devant quel tribunal ?

Kabuga, colline culminant à 800 m d’altitude dans la banlieue est de Kigali, est une petite ville plutôt tranquille. C’est ici que vit Laurent Nkunda. Une grande maison entourée d’arbres, quatre à cinq pièces, ni fauteuils ni canapés, mais des chaises en bois de fabrication locale. La résidence est gardée par une douzaine de militaires, dont deux officiers. Tous en civil. Nkunda, l’unique prisonnier, n’a le droit de communiquer avec personne, à l’exception de sa proche famille. Voilà maintenant plus de dix mois que l’ancien chef rebelle congolais a été assigné à résidence ici.

Tout a commencé en janvier 2009. Au moment où se déroulent à Nairobi des pourparlers directs entre les représentants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et ceux du gouvernement congolais, le chef militaire du mouvement rebelle, Bosco Ntaganda, annonce, le 5 janvier, sa rupture avec Laurent Nkunda. Ce coup de théâtre n’est pas le fait du hasard : Ntaganda a été retourné à la suite de négociations secrètes entre Kinshasa et Kigali.

Du Nord-Kivu à Kigali

Au cœur de ces réunions décisives se trouvent quelques personnages clés. Côté congolais, il y a principalement le général John Numbi Banza, inspecteur général de la police, et le député Katumba Mwanke, deux hommes très proches du président Joseph Kabila. En face d’eux, le général James Kabarebe, chef d’état-major de l’armée rwandaise, et le général de brigade Jack Musemakweli, responsable du renseignement militaire. But de ces rencontres : mener des actions militaires conjointes contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) installées depuis une dizaine d’années dans les provinces congolaises du Nord- et du Sud-Kivu (Est) et mettre également un terme aux ambitions de Laurent Nkunda, le chef rebelle congolais dont les hommes font trembler la région. L’opération « Umoja wetu » (« Notre unité ») sera déclenchée le 20 janvier. Quatre jours plus tôt, le 16 janvier, le commandement militaire du CNDP annonçait la fin des hostilités contre l’armée congolaise.

C’est dans ces conditions que Laurent Nkunda reçoit un coup de fil de James Kabarebe, qui l’invite à Gisenyi, dans l’ouest du Rwanda, pour des discussions sur la nouvelle donne. Nkunda a-t-il compris que le glas vient de sonner pour lui ? Espère-t-il encore changer le cours des événements ? Toujours est-il qu’il quitte ses terres du Rutshuru, dans le Nord-Kivu, le 22 janvier. À 20 heures, il arrive à Gisenyi en compagnie de quelques fidèles. Trois heures plus tard, il se retrouve en face de Kabarebe dans une villa. L’entretien dure jusqu’à 3 heures du matin. Le chef d’état-major de l’armée rwandaise essaye de convaincre son hôte de se retirer de la scène, expliquant que Kabila ne veut pas travailler avec lui dans la nouvelle guerre contre les FDLR. Mais, cela, Nkunda ne peut l’accepter. Quand les deux hommes se séparent, l’atmosphère est tendue.

Le lendemain, le 23 janvier, la nouvelle de son arrestation est annoncée dans les médias. L’ancien homme fort du CNDP, qui n’a pas écouté la radio, l’apprend de la bouche de sa femme, Elisabeth Maheshe Nkunda. Les événements se précipitent ensuite : l’arrestation devient officielle et Nkunda, sans téléphone portable, est coupé du monde. Gardé au secret à Gisenyi, il ne sera transféré à Kabuga que le 26 mai. Une source rwandaise proche du dossier affirme que James Kabarebe voulait même, au début de sa mise aux arrêts, le livrer sans délai aux autorités congolaises, avant d’en être dissuadé.

Il écoute la radio tôt le matin

Quelques mois plus tard, Elisabeth Maheshe Nkunda, qui n’a plus vu son mari depuis le 23 janvier, porte plainte contre le gouvernement rwandais pour détention illégale. La requête est déposée le 16 mars par un collectif d’avocats dirigé par le Canadien Stéphane Bourgon. Mais la procédure s’enlise lorsque le tribunal de grande instance de Gisenyi demande à Stéphane Bourgon, qui n’a jamais rencontré son client, de préciser le nom de l’accusé. C’est ainsi qu’une nouvelle plainte est déposée contre le général James Kabarebe. Depuis avril, la procédure est bloquée. Car, selon les explications de Richard Rwihandagaza, avocat de Nkunda jusqu’en avril dernier, « la comparution de Kabarebe devant une juridiction militaire exigerait celle de Nkunda. Apparemment, les autorités rwandaises ne veulent pas d’un tel engrenage ». Ou comment éviter d’ouvrir la boîte de Pandore…

En attendant, sa famille – c’est-à-dire sa femme et deux de ses six enfants – est autorisée à lui rendre visite. « Quand j’entre dans cette maison, je suis obligée de déposer mes téléphones sur une table. Mais je parle à mon mari sans témoins », confie Elisabeth Maheshe Nkunda. S’il n’a pas de téléphone, Nkunda est toutefois au courant de tout ce qui se passe dans le monde : il écoute la radio dès 5 heures du matin, regarde la télévision et lit les journaux que sa femme lui apporte. Son quotidien semble même très bien réglé : il se lève dès l’aube, écoute les informations, quitte sa chambre entre 10 heures et 11 heures pour prendre l’air dehors, déjeune à 13 heures avec les deux officiers (les repas sont préparés par les gardes), regagne sa chambre à 14 heures pour la sieste, en sort à 16 heures pour une partie de volley-ball ou de football avec ses gardiens, dîne à 20 heures avant de retrouver sa chambre deux heures plus tard. Pasteur évangélique, Nkunda lit la Bible, écoute aussi de la musique religieuse et regarde sur un lecteur de DVD des pièces de théâtre congolaises. Ne portant plus de tenue militaire, il est souvent en survêtement. D’après sa femme, il écrit beaucoup. C’est en août, deux jours avant la rencontre entre Joseph Kabila et Paul Kagamé à Goma, qu’il a reçu la dernière visite d’un officiel rwandais : le général Jack Musemakweli, qui s’en réfère directement à James Kabarebe. Le dossier Nkunda est également suivi par le colonel Joseph Nzabamwita de l’External Security Organisation (ESO), qui en rend compte à Emmanuel Ndahiro, le patron des services de renseignements.

Un proche du dossier affirme que Laurent Nkunda « est bien traité humainement », mais qu’il est « déprimé, car il ne s’attendait pas du tout au revers qu’il a subi et dépérit à vue d’œil ». Pour Elisabeth Maheshe Nkunda, « c’est un prisonnier fatigué qui veut savoir ce qu’on lui reproche et combien de temps il vivra dans ces conditions. Il n’est pas déprimé. Il a plutôt le sentiment d’être torturé moralement. La solitude lui pèse. Il reste persuadé que les Rwandais l’ont trahi ». Plus d’une fois, il lui a été demandé de choisir un pays d’accueil. Mais Nkunda ne veut pas entendre parler d’exil. Il préfère se retrouver dans l’un des camps où vivent des réfugiés tutsis congolais. « Pour fomenter des troubles ? Il n’en sera jamais question ! », tranche un officiel rwandais. Une chose est sûre : il a perdu le sourire.

Quel avenir pour l’enfant terrible du Nord-Kivu ? Sera-t-il extradé vers son pays comme l’exigeait Kinshasa il y a quelques mois ? Ou sera-t-il tout simplement retenu au Rwanda jusqu’à ce qu’on l’oublie ? Rien n’est simple dans cette affaire, même si l’option « relégué aux oubliettes » serait pour beaucoup la plus simple. D’un côté comme de l’autre, il est question de raison d’État. « Nous avons dit aux Congolais de comprendre que cette affaire a des répercussions sur notre politique intérieure », explique un responsable rwandais. « Étant d’ascendance rwandaise, Nkunda a, comme le stipule notre Constitution, automatiquement la nationalité rwandaise. Donc, nous ne pouvons l’extrader sans provoquer la colère de nombreux Congolais d’ascendance rwandaise qui vivent dans notre pays et qui sont dans le même cas que lui », conclut-il. À Kinshasa, un ancien ambassadeur congolais ne dit pas le contraire : « La Constitution du Rwanda fait de Nkunda un citoyen de ce pays. Nous ne pouvons donc pas le réclamer au Rwanda. Notre seule préoccupation reste l’intégration régionale. »

Parler à Kagamé

De toute façon, Kinshasa semble s’intéresser peu à son cas. Dans l’entourage du président congolais, on explique : « Ici, nous ne parlons pas beaucoup de cette affaire. Le chef de l’État n’y croit pas. Je ne l’ai jamais vu emballé, même lorsque le gouvernement a entrepris des démarches pour obtenir l’extradition de Nkunda. Cette extradition l’aurait embarrassé pour plusieurs raisons. D’abord que faire de l’ancien rebelle : le mettre en prison, le laisser en liberté et l’expliquer à la population ? Si les Rwandais nous envoyaient Nkunda, ce serait un cadeau empoisonné et il y aurait un piège quelque part. »

Stéphane Bourgon, l’avocat canadien, doit déposer avant le 26 novembre une nouvelle requête à la Cour suprême pour obtenir la libération de son client. « Je vais expliquer que Nkunda était un gage de stabilité, pas d’instabilité », commente l’avocat. Une fin de non-recevoir a été réservée à ses deux dernières requêtes déposées en septembre et en octobre devant l’auditorat militaire et la Haute Cour militaire. « Quand un tribunal refuse même de recevoir une requête sans qu’il y ait eu audience, c’est inquiétant », déclare Stéphane Bourgon. « En cas d’échec devant la Cour suprême, je poursuivrai l’aspect judiciaire le plus loin possible, renchérit-il. Comme ultime recours, je sensibiliserai les ambassades étrangères à Kigali. Mais j’espère aussi pouvoir rencontrer le président Paul Kagamé, qui est un homme de dialogue. Je lui ai écrit plusieurs fois. Je ne sais pas s’il a reçu mon courrier notifié par voie d’huissier. » En attendant, Elisabeth Maheshe Nkunda et ses enfants vivent actuellement à Nyamirambo, un quartier populaire de la capitale rwandaise. Si elle ne se fait pas beaucoup d’illusions, la femme de Laurent Nkunda garde espoir : « Les États-Unis finiront par faire quelque chose », lâche-t-elle, énigmatique.

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23 novembre 2009

QUI SONT REELLEMENT LES FARDC ?

Forces Armées Rwandaises Déployées au Congo (FARDC)!
Une nouvelle entrée au dictionnaire politique congolais : Fardc = Forces Armées Rwandaises Déployées au Congo. Selon les Résistants Mai-Mai de FIZI-BARAKA, ce qu’on appelle aujourd’hui Fardc au Kivu sont des Forces Armées Rwandaises Déployées au Congo depuis l’opération Umoja Wetu, Kimia I, Kimia II pour préparer le terrain à l’occupation rwandaise du Kivu. Les mots sont donc de nouveau piégés! Les Mai-Mai de FIZI-Baraka disent être aujourd’hui attaqués par des soldats rwandais pendant que Kinshasa dit avoir déployé des Forces Armées Congolaises. Qui dit vrai !
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La situation du Nord-Kivu donne raison aux Mai-Mai de FIZI-BARAKA qui ont alerté l’opinion nationale et internationale sur la nouvelle nomenclature des Fardc. Les nouvelles du Nord-Kivu, notamment la ville de Goma, les territoires de Rutshuru et de Masisi font étant de l’entrée massive des gens en provenance du Rwanda et de l’Ouganda. Leur identité est en débat entre Kinshasa, la Monuc, le HCR d’un côté et le peuple congolais, de l’autre côté. Mais une chose est sûre que les ” Fardc „ nouvelle formule, sont aujourd’hui entrain d’être rejoint par leurs femmes, enfants, et vaches qui passent par la frontière passoire de Rutshuru et de Masisi.
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Ceux que le HCR et le PNUD appelaient hier ” refugiés congolais „ devant retourner du Rwanda, de l’Ouganda, de la Tanzanie, se révèlent être, selon la radio de l’ONU, des hommes et des femmes sans aucune carte d’identité et de refugié qui rentrent au Congo. N’ayant jamais été au Congo, ces revenants du HCR squattent les champs et les maisons abandonnés par les déplacés internes congolais où ils sont aux petits soins de plusieurs ONG internationales. Les containers stationnés à Goma depuis la guerre de Nkunda en 2008 commencent maintenant à s’ouvrir selon plusieurs témoins. Il n’est pas impossible que les ONG qui avaient fui le Nord-Kivu pour motif d’insécurité reviennent sur terrain !
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Les habitants de Rutshuru notent l’arrivée des Tutsi à Rutshuru-Zone et à Kiseguru qui ne connaissent que le Kinyarwanda comme langue de communication et qui ne connaissent rien de la région. Mais attention, les femmes, les jeunes et les enfants, et les quelques hommes qui traversent aujourd’hui la frontière sont armés. Leurs baluchons sont bourrés ! Parmi, on peut apercevoir des informateurs ” Fardc „ camouflés en tenues civiles qui président au déploiement en vue de l’occupation. Les congolais de Rutshuru parlent ainsi d’une occupation militarisée que les medias étrangers essaient de présenter comme des colonnes des familles avec leur bétail qui spontanément partiraient d'elles- mêmes du Rwanda et de l’Ouganda pour rentrer chez elles. Il faut donc se méfier des apparences ainsi maquillées pour tromper de nouveau l’opinion nationale et internationale.
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Le déploiement aux environs du domaine de Katale a démontré que les femmes, enfants et vaches qui traversent seuls la frontière pendant le jour, sont, une fois arrivés au lieu de leur déploiement, rejoints nuitamment par leurs maris” Fardc „ qui faisaient les FDLR, les Kimia I et Kimia II dans la région.
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Ces faits fournissent déjà une clef de compréhension de la situation actuelle du Nord-Kivu :
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1. Pourquoi le programme Starec qui a remplacé le mort-né AMANI voudrait avant tout autre chose construire des Camps Militaires et des Prisons au Kivu. Tout donne à penser qu’il s’agira d’une occupation militaire des ” Fardc „ qui n’ont pas de logis au Congo. D’où la construction des camps militaires qui seront en fait des camps des travailleurs au service de l’exploitation des minerais. L’activisme des ONG internationales lors de ce déploiement explique le soutien étranger à cette occupation militaire que le HCR camoufle par l’euphémisme de ” retour des refugiés congolais „, des refugiés à qui il n’a jamais donné des cartes de refugiés si l’on en croit la radio onusienne ” Okapi „.
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Le programme Starec a aussi comme priorité la construction des prisons. Comme au Rwanda après le génocide, les prisons qui seront construites par la Starec pourraient ainsi recevoir tous les congolais qui seront accusés de collaboration avec les FDLR, les LRA et les Mai-Mai lors des opérations que les ” Fardc „ attendent mener pour restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la République. Aussi, les déplacés internes congolais qui voudraient retrouver leurs villages incendiés, pourraient subir le sort des Hutu du Rwanda qui s’étaient refugiés au Congo. A leur retour au Rwanda, ils passaient par des Gachacha (Tribunaux populaires des villages) où la majorité des revenants Hutu étaient reconnus coupables de génocide et donc candidats à la prison. Ce phénomène fait aujourd’hui du Rwanda une vaste prison pour les Hutu et permet aux Tutsi d’exproprier durablement les Hutu ainsi diabolisés. Même les Hutu qui avaient caché les Tutsi lors du génocide, tel le cas parmi des milliers du héros du film ” Hôtel Rwanda „, Mr Paul Rusesabagina, sont aujourd’hui en prison ou en exil. C’est ainsi que les alliances Tutsi-Hutu ou Hutu-Tutsi qui se nouent actuellement au Nord-Kivu sont difficiles à comprendre pour le commun des congolais ! Une histoire de je t’aime, moi non plus !
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La construction des prisons par le programme Starec avant la reconstruction des maisons incendiées des déplacés internes congolais fait craindre l’envoi massif en prison de tous ceux qui oseront retournés dans leurs villages déjà occupés par les ” Fardc „. La question de savoir pourquoi la question du retour des déplacés n’était jamais abordé par Kinshasa et ceux-là mêmes qui chantaient la paix retrouvée, trouve aujourd’hui une réponse. Il faut d’abord construire des prisons et des camps militaires pour que les déplacés congolais reviennent. Si le processus de déploiement des ” Fardc „ se déroule comme prévu, les préparatifs des élections locales seront relancés très prochainement. Et après les élections locales, l’heure du referendum d’auto-détermination des rwandophones à l’Est de la R.D.Congo aura sonnée.
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2. Umoja Wetu, Kimia I et Kimia ayant été un succès pour le déploiement des ” Fardc „, l’alibi FDLR a fait son temps. On en parle de moins à moins. Les grandes puissances, cerveaux et commanditaires de la Balkanisation de la R.D.Congo, font sauter sans efforts les pièges qu’elles avaient posés pour faire accréditer la thèse de la menace FDLR à l’Est de la R.D. Congo. Aidées par la Monuc, ces grandes puissances ont fait que Joseph Kabila et Paul Kagame se rencontrent, que la R.D.Congo et le Rwanda échangent des ambassadeurs, que les pays de la région ressuscitent la CEPGL morte depuis longtemps, que les FDLR soient déclarés mis en déroute, et pour finir, que les prétendus leaders des FDLR soient arrêtés en Allemagne sans dire pourquoi cela n’était pas possible il y a 3 ou 4 ans. Pourquoi ces grandes puissances avaient-elles laissées tuer les congolais par les FDLR si elles pouvaient sans effort arrêter leurs leaders ? Heureusement que les congolais n’étaient pas dupes. Ils savaient que les FDLR dont on parlait tant n’étaient qu’un Cheval de Troie de l’occupation en cours de l’Est du Congo. Dans les semaines qui viennent, il n’est pas impossible d’assister à d’autres gestes de bonne foi pour essayer de vendre l’idée de la fin des FDLR qui n’ont existé que par la volonté de ces mêmes grandes puissances et leurs suppôts rwandais et ougandais.
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Pour ne donner qu’un exemple. Il est établi que le prétendu leader des FDLR, Mr Ignace Murwanashyaka est installé en Allemagne avec un passeport ougandais. A supposer même qu’Ignace soit en Allemagne avec un statut de refugié ayant transité par un camp des réfugiés en Ouganda, on peut se demander ce que l’Allemagne avait attendu pour l’arrêter une fois qu’il était établi qu’il commanditait les tueries des congolais par son téléphone et ses per diem de refugié. L’Allemagne sera-t-elle un jour traduit en justice pour avoir attendu si longtemps de livrer un criminel ? Sachant que les FDLR sont enclavés dans les brousses congolaises, la question de leur ravitaillement en armes ne s’est jamais posée. Au contraire, les FDLR avaient acquis une force militaire supérieure à celle de la coalition Rwanda-Uganda-Monuc-R.D.Congo au point que, jusqu’aujourd’hui la coalition ci-dessus est incapable de protéger un seul village contre les FDLR. Bref, plusieurs faits constatés sur le terrain démontrent que les FDLR qui tuent les congolais et incendient leurs maisons n’étaient qu’un Cheval de Troie des occupants. Les vrais FDLR, s’ils ne sont pas tous morts, n’ont pas les moyens de se battre contre la coalition militaire ci-dessus.
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Après avoir profité de l’alibi FDLR pour introduire les rwandais en R.D.Congo, l’heure est à la guerre contre les résistants congolais qui ont toujours voulu sans succès la paix et leur intégration dans l’armée nationale. Mais hélas, les milices rwandaises ont toujours obtenues de Kinshasa et de la Monuc tout ce qu’elles voulaient. Les résistants congolais par contre, ont toujours été trompés par des promesses non tenues. C’est cette politique de deux poids deux mesures qui explique la thèse de l’occupation de l’est de la R.D.Congo par les rwandophones Tutsi-Hutu avec la complicité de Kinshasa et avec l’appui de certaines grandes puissances représentées en R.D.Congo par la Monuc.
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Aujourd’hui, par exemple, les Mai-Mai de Baraka-Fizi rapportent que la force militaire utilisée contre eux est de loin supérieure à celle jusqu’aujourd’hui utilisée contre les FDLR, le CNDP, le LRA, etc. Pendant les 13 ans de la guerre d’agression, jamais le pouvoir de Kinshasa ainsi que la Monuc ne s’étaient révélés aussi menaçant comme aujourd’hui contre les FDLR, le CNDP, le LRA, etc.! La réponse est simple : ils étaient des alliés. Le fait d’accepter le déploiement des miliciens du CNDP sur le terrain qu’ils avaient toujours convoités, le fait d’accorder à ces ex-miliciens du CNDP le commandement de l’armée à l’Est du pays, et le fait que les violations des droits humains que ces miliciens commettent laissent indifférente l’ONU, poussent les congolais à conclure que l’Est du pays à été cédé aux rwandais par Kinshasa sous l’œil de la Monuc qui veut aujourd’hui quitte le Congo après avoir accompli sa mission : L’occupation de l’est du Congo par les forces étrangères.
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La guerre du Congo a ainsi changé de physionomie. Le pouvoir de Kinshasa a choisi le camp de certaines grandes puissances soutenant l’occupation rwandaise, ougandaise, et angolaise de R.D.Congo. Les résistants congolais ont, quant à eux, choisi le camp de la patrie. Le vocabulaire de la guerre a aussi changé. L’acronyme ” Fardc „ se traduit maintenant par ” Forces Armées Rwandaises Déployées au Congo „ pour les Mai-Mai.
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Les résistants congolais de l’Equateur qualifient déjà les troupes venues les combattre de Kinshasa de ” troupes d’occupation „ à la solde de Kigali. En perdant la confiance du peuple congolais et en décidant d’utiliser la force contre ceux qui lui reprochent son égarement, Kinshasa serait donc entrain de perdre la légitimité de son pouvoir ! Aussi, si pour Kinshasa, l’ONU et certaines grandes puissances la guerre est finie au Congo, pour les résistants congolais, elle ne fait que commencer ou recommencer.
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A voir cette situation de près, on peut dire que c’est l’incertitude qui se profile de nouveau à l’horizon du pays de Lumumba! Les institutions issues des élections de 2006 ayant été rendues obsolètes et inopérantes, la raison du plus fort et du plus offrant fait la loi. Les actes de souveraineté comme le vote des lois du pays, les elections d’un gouverneur de province, se monnayent au grand jour et leur dénonciation ne fait l’objet d’enquête judiciaire. Adieu la démocratie et retour à la case du départ, celle de l’exploitation de la R.D.Congo par des puissances étrangères à l’aide d’une poignée d’élites congolaises pour satisfaire les besoins des puissances étrangères. En d’autres termes, c’est le retour au colonialisme, avec une nouveauté : l’occupation militaire rwandaise, ougandaise, et angolaise du pays.
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Aux congolais de reprendre le contrôle de la marche de leur pays et d’inventer eux-mêmes la roue de leur progrès à l’exemple des héros nationaux Kimpa Vita, Simon Kimbangu, Lumumba, Mzee LDK, Mgr Munzihirwa, Mgr Kataliko, et j’en passe qui doivent aujourd’hui se retourner dans leurs tombes en apprenant ce que leur posterité a fait de la révolution qu’ils ont payé de leur vie.
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05 novembre 2009

La CPI ordonne la mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba

La Cour pénale internationale (CPI) a décidé de remettre en liberté provisoire l'ex-vice-président de la RD Congo, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité en Centrafrique. Le pays qui doit l'accueillir reste à définir.

AFP - La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné vendredi la "mise en liberté provisoire" de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), mais doit encore décider quel Etat pourra l'accueillir dans l'attente de son procès.
   
"Aujourd’hui 14 août 2009, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale a décidé de faire droit, sous condition, à la demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo", a indiqué la CPI dans un communiqué.
   
"L’exécution de cette décision est reportée dans l’attente de la détermination de l’Etat sur le territoire duquel Jean-Pierre Bemba Gombo sera libéré et de la détermination des conditions qui lui seront imposées", précise la Cour.
   
La CPI va tenir entre le 7 et le 14 septembre des audiences pour entendre les observations des Etats susceptibles d'accueillir l'accusé, à savoir la Belgique, la France, le Portugal, l'Afrique du sud, l'Italie et l'Allemagne, selon cette source.
   
Son avocat Me Aimé Kilolo avait réclamé la remise en liberté de M. Bemba lors d'une audience devant la CPI le 29 juin. L'accusé possède notamment des propriétés et des comptes bancaires en Belgique où ses enfants sont scolarisés et a des "liens sociaux importants" en France, avait expliqué Me Kilolo.
   
M. Bemba est accusé de meurtre, viol et pillage notamment, des crimes de guerre et crimes contre l'humanité, selon le procureur de la Cour pénale internationale. La date de son procès n'a pas encore été fixée.
   
Jean-Pierre Bemba, 46 ans, avait comparu devant la CPI du 12 au 15 janvier lors d'audiences de confirmations de charges concernant des exactions commises par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.
   
Après avoir estimé que les allégations comportaient "suffisamment d'éléments de preuves" pour justifier la tenue d'un procès, la CPI avait ordonné le 15 juin de renvoyer M. Bemba en jugement en sa qualité de "chef militaire" du MLC.
   
La CPI estime qu'il n'y a pas de risque que M. Bemba fasse obstacle à l'enquête ou commette à nouveau les mêmes crimes s'il attend le début de son procès en liberté, selon le communiqué.
   
Jean-Pierre Bemba, qui avait quitté la RDC en avril 2007 après avoir perdu les élections présidentielles de 2006 face à Joseph Kabila, avait été arrêté en mai 2008 à Bruxelles. Il avait été transféré puis placé en détention à La Haye, où siège la CPI, début juillet 2008.

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HRW accuse les soldats congolais d'avoir "tué délibérément" plus de 500 civils

L'ONG Human Right Watch (HRW) accuse les soldats des Forces armées de la RD Congo (FARDC) d'avoir "tué délibérément" plus de 500 civils dans l'est du pays depuis mars lors d'une offensive contre des rebelles rwandais.

AFP - Human Right Watch (HRW) a accusé lundi des soldats des Forces armées de la RD Congo d'avoir "tué délibérément" plus de 500 civils dans l'est depuis mars, lors d'une offensive contre des rebelles rwandais et demandé à l'ONU de "suspendre" son soutien à cette armée.

Dans un communiqué daté de New York transmis à l'AFP, HRW accuse une nouvelle fois les Forces armées de RDC (FARDC) d'avoir "tué délibérément au moins 505 civils" depuis le début de leur offensive en mars contre les rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dans le Nord et le Sud-Kivu (est).

L'ONG cite notamment deux tueries récentes qui auraient été commises en août par des unités FARDC.

Début août, près de Nyabiondo, "où les soldats de l'ONU ont une base", "au moins 81 civils ont été tués" lors d'une attaque de "cinq hameaux (...) dont un seul abritait des combattants rebelles. Les soldats congolais (...) n’ont fait aucune distinction entre combattants et civils, tirant souvent à bout portant ou massacrant leurs victimes à coups de machettes", affirme HRW.

Elle cite également une autre tuerie le 15 août, quand "des soldats de l’armée congolaise ont massacré un autre groupe de civils" dans la même région de Nyabiondo.

"Des témoins ont expliqué que les soldats revenant d’une attaque manquée contre une milice locale alliée des FDLR, menée plus tôt ce jour-là, avaient tué délibérément au moins 50 civils qu’ils accusaient de collaborer avec les FDLR et leurs alliés", affirme l'ONG.

Alors que la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) appuie, notamment pour la logistique, les FARDC dans leur traque des FDLR, Human Rights Watch presse "la Monuc de suspendre immédiatement son soutien à l’opération militaire, faute de quoi elle court le risque d’être impliquée dans de nouvelles atrocités".

L'ONU suspend son assistance à des unités de l'armée suspectées d'exactions

Les Nations unies ont décidé de couper leur aide à des unités de l'armée régulière de la RD Congo. Selon les informations de l'ONU, ces troupes seraient responsables de la mort d'une soixantaine de civils entre mai et septembre dans l'est du pays.

REUTERS - Les Nations unies ont décidé de suspendre leur assistance opérationnelle et logistique dans l'est de la République démocratique du Congo à l'armée gouvernementale, soupçonnée d'être responsable de la mort d'une soixantaine de civils entre mai et septembre.

"Selon nos informations, ces civils ont été sciemment pris pour cibles par des unités de l'armée", a déclaré à Radio Okapi Alain Le Roy, chef du département des opérations de maintien de la paix de l'Onu, qui est en visite dans la région.

"Nous avons décidé que la Monuc (Mission d'observation des Nations unies au Congo) allait immédiatement suspendre son assistance logistique et opérationnelle aux unités de l'armée impliquées dans ces assassinats", a-t-il ajouté.

Alain Le Roy a précisé que les unités concernées, engagées dans une offensive contre les rebelles rwandais installés dans la région, appartenaient à la 213e brigade de l'armée congolaise. Les civils ont été tués dans le secteur du village de Lukweti, à 80 km au nord-ouest de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu.

L'offensive gouvernementale lancée en début d'année contre les rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) avait été approuvée par le Conseil de sécurité de l'Onu, afin d'en finir avec les causes profondes de l'instabilité dans l'Est.

On estime que plus de 1.000 civils ont été tués et que plus de 7.000 femmes et enfants ont été violés lors de cette offensive, qui a également déplacé 900.000 habitants de la région.

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02 novembre 2009

ETHIQUE ET MUSIQUE AU CONGO DE L'alias Joseph KABILA fils de Kanambe Mwan'a Kanambe

6 eme chantier du Chef de l'Etat dans la tolerance 00100 : Peudophilie et Prostitution autorisees

APRES L'HISTOIRE CHOQUANTE DE L'ARTISTE TSHIALA MWANA ET SA NOUVELLE STAGIAIRE  MJ 30  EN OUGANDA , VOYONS CE QUI SE PASSE A KINSHASA DANS LE MILIEU DE LA MUSIQUE CONGOLAISE CONTRE  NOS VALEURS CULTURELLES TRADITIONNELLES, NOS US, ET COUTUMES DU GRAND CONGO.

IL Faut faire vite pour stopper l'immoralite entretenue par un pouvoir irresponsable d'occupation avec a sa tete un  jeune homme venu de nul part, sans aucune reference, sans projet social, culturel, politique ou economique pour un pays continent : LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

LE CONGO DE LUMUMBA EST EN AGONIE ....

COMBATTANTS ET RESISTANTS PATRIOTES L'UPR ET SON PRESIDENT S.E. MONSIEUR JULIEN CIAKUDIA VOUS RECOMMANDENT DES ACTIONS CHIRURGICALES POUR EN FINIR AVEC CES IMMORAUX QUI NOUS DIRIGENT SOUS LA COUPE DE L'ALIAS KABILA,  DU VRAI NOM KANAMBE....VENU DU RWANDA, DE L'OUGANDA ET DE LA TANZANIE POUR LA PETITE HISTOIRE, avec mission d'humilier tout un peuple que nous sommes.

LISEZ ET FAITES LIRE CE TEXTE CI-DESSOUS QUI ATTESTE DE LA CONDUITE MORALE QUOTIDIENNE DES CONGOLAIS

DE " KABILA JOSEPH" ET DE SES CO-PILLEURS AU CONGO.

LA PROSTITUTION ET LA PEUDOPHILIE EST CONDAMNEE AILLEURS,.... MAIS PAS AU CONGO DE L'AMI DE LOUIS MICHEL, NOUVEAU COLON BELGE DE LA MODIALISATION.

Alors que dire du sida... et autres maladies transmises sexuellement... Les medecins congolais quand a eux, par manque du salaire decent ne veulent plus marquer leur presence dans des hopitaux... au grand risque des malades.

POUR UPR

Prof. Rev. Julien Ciakudia

President national

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Ba Leki: Quand musique et sexe se mêlent

par Cédric Kalonji

Dernière sortie musicale, le nouvel album de l’artiste Werrason et son Wenge Musica maison mère. Lors de mon dernier séjour à Kinshasa, toute la ville bougeait au rythme de « techno Malewa ». Même si j’avoue que je n’ai pas pu résister à la tentation de danser au rythme de cette musique enivrante, les paroles m’ont quelque peu choqué, et c’est sans compter la chorégraphie, digne d’un film pornographique. Le plus grave c’est que j’étais apparemment le seul à être choqué.

Quand musique et sexe se mêlent


Des paroles quelque peu osées et des danses « sexy », on en trouve de plus en plus dans les morceaux congolais. Je me demande même si ces dernières ne représentent pas une condition de succès pour les nouvelles sorties musicales.
La commission dite de censure ? Visiblement incapable de censurer. La plupart des artistes congolais ont compris qu’il suffisait de « jeter des mabanga » aux dirigeants de cette instance publique censée veiller sur la conformité des œuvres culturelles et sanctionner si jamais les œuvres contiennent des éléments obscènes.
A la volée, deux titres sortis des derniers albums de Werrason et de Fally Ipupa:
Werrason: Techno Malewa: « Mwana natikaki moke, sima ekoli… »
Fally Ipupa : Nykalésé : « Tango okoya chérie, kobosana fimbo te, na menotte

Posté par banacongo à 18:26 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2009

Plusieurs policiers tués lors de heurts ethniques

Alors qu'ils tentaient d'intervenir dans des affrontements inter-ethniques dans le nord de la République démocratique du Congo, des policiers ont été attaqués par des villageois. Selon les autorités locales, 47 d'entre eux auraient été tués.

Par Dépêche (texte)

REUTERS - Des villageois armés ont tué 47 policiers qui tentaient d'intervenir dans des affrontements interethniques dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC), a rapporté vendredi une radio parrainée par l'Onu, qui cite les autorités locales.

Un nombre indéterminé de civils ont également trouvé la mort dans ces violences qui se sont déroulées dans le village de Dongo, dans la province d'Equateur, proche de la frontière congolaise, a précisé Radio Okapi.

Le ministre de l'Intérieur de la RDC, Lambert Mende, a déclaré que le bilan des afrrontements avait été exagéré. Il a indiqué qu'un policier et quatre civils avaient été tués jeudi et six autres policiers vendredi.

Les habitants de deux villages voisins, représentant deux ethnies différentes, s'affrontent régulièrement depuis quelques mois en raison d'un contentieux sur les droits de pêche.

Les autorités gouvernementales à Kinshasa ont reconnu être au courant des heurts qui se sont produits mais n'ont pas confirmé le nombres des victimes.

"Ils s'affrontent à propos de bassins de pêche. Nous savons qu'il y a eu des heurts. Ils se battaient à l'aide de machettes et de fusils de chasse, mais pour le moment nous ne savons pas combien il y a de morts", a dit le ministre congolais de l'Information, Lambert Mende.

"Les policiers ont été dépêchés sur place pour rétablir l'ordre. Je ne sais pas pourquoi ils ont été attaqués", a-t-il ajouté.

La RDC abrite la plus importante mission onusienne de maintien de la paix avec environ 18.000 soldats déployés dans le pays.

Mais 90% de ces troupes sont installées dans les régions orientales et ne sont pas présentes dans la région où ont eu lieu ces violences.

Posté par banacongo à 14:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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