Des tirs en l’air le samedi dernier à N’djili
Kinshasa, le 22/02/2010

Le quartier Sainte Thérèse dans la municipalité de N’djili a vécu, le samedi 20 février 2010, un spectacle déplorable, pendant une dizaine de minutes, entre les éléments de la Police nationale congolaise et les combattants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Ces derniers s’y étaient rendus pour un grand meeting populaire que la hiérarchie du Parti avait prévu à l’occasion du 28ème anniversaire de la création de leur Parti. L’événement, a-t-on appris, était patronné par le Président national en personne, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Et la police de son côté, très mobilisée, parmi eux des officiers supérieurs, était là pour empêcher que ce meeting puisse avoir lieu. A en croire les officiers commis à la sécurisation de ce meeting populaire, la police a reçu l’ordre du Gouverneur de la Ville, André Kimbuta Yango de réprimander toute tentative de tenue de meeting. Chose que les militants de l’Udps très disciplinés, à l’occasion, ne voulaient pas entendre parler. Côté Udps, a-t-on indiqué, toutes les dispositions ont été prises. Une lettre d’information, comme le recommande la Constitution de la République, a été adressée à qui de droit. Du coup, un langage de sourds s’est installé entre les deux parties. La tension était perceptible. N’eût été l’arrivée à propos de M. François-Xavier Beltchika Kalubye, le Secrétaire Permanent du Conseil National qui a joué au sapeur pompier, le pire serait arrivé. Belcthika Kalubye, après un bref entretien avec l’officier en chef de la police, a instruit tous les militants de vider le lieu, et de se diriger vers la permanence du Parti, à Righini dans la commune de Lemba. Alors que tout était apparemment fini, un autre groupe de policiers qui venait à la rescousse, a croisé les partisans de Tshisekedi chemin faisant et, pour les disperser, les éléments de la police ont immédiatement commencer à tirer en l’air, arrêtant, en passant, même ceux qui n’avaient rien à voir avec l’Udps. Les petits vendeurs du coin n’ont pas été épargnés. Les échauffourées ont lieu juste devant l’Hôpital Sino-Congolais. Une des victimes, Alex Ndomba, Secrétaire national en charge de la mobilisation et de l’encadrement des laissés, témoigne qu’ils ont été arrêtés et détenus pendant plus de quatre heures au commissariat de la police à N’djili. Deux de ses camarades ont perdu leur téléphone portable et un peu d’argent. Approché, Belcthika Kalubye a promis de parler ce mardi 23 février dans un point de presse. L’on se demande quand est ce que l’Udps retrouvera sa liberté d’expression et des réunions comme cela était dans les années 90.