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BANA CONGO

Analyse politique

27 juillet 2009

La Belgique refuse d'accueillir Jean-Pierre Bemba

La Belgique a refusé d'accueillir sur son territoire l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) et incarcéré à La Haye, en cas de remise en liberté provisoire, rapporte lundi la presse kinoise, citant Radio France Internationale (RFI).

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat de source officielle belge. "Ils (les pays approchés par la CPI) se rétractent, l'un après l'autre. Pour des raisons sécuritaires. Après la France, le Portugal, c'est au tour de la Belgique de refuser d'accueillir le sénateur Jean-Pierre Bemba si jamais la CPI, décidait de lui accorder la liberté provisoire", écrit lundi le journal 'Le Potentiel'.

La France, la Belgique, le Portugal, trois des pays sollicités ont fermé leurs portes au leader du Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ancienne rébellion muée en parti politique), confirme 'L'Avenir'. "Il reste la réponse de l'Afrique du Sud et l'Allemagne", ajoute ce titre proche du président Joseph Kabila.

Trop coûteux
Le quotidien 'La République' précise les raisons du refus de ces pays, en citant les sources évoquées par RFI, qui affirme que la décision de Bruxelles a été notifiée vendredi au greffe de la CPI "de manière confidentielle". Selon RFI, l'Etat belge a justifié son refus en expliquant qu'il faudrait un dispositif trop coûteux pour assurer de bonnes conditions de sécurité.

La Belgique évoque le désordre que quelques "fanatiques" de M. Bemba avaient provoqué lors de son passage à Bruxelles le 8 juillet dernier pour s'incliner sur la mémoire de son père décédé quelques jours plus tôt en Belgique.

"Bemba, président!"
Bénéficiant d'une permission de sortie accordée par la CPI, M. Bemba avait été conduit sous bonne escorte à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule pour assister à une cérémonie religieuse en mémoire de son père, le riche homme d'affaires - et lui aussi sénateur MLC - Jeannot Bemba Saolona, décédé le 2 juillet à Bruxelles à l'âge de 67 ans. Mais à la fin de la cérémonie, des partisans du "chairman" du MLC avaient scandé des slogans tels que "Bemba, président!", réclamant sa libération et tentant de provoquer une émeute.

Selon la presse kinoise, Paris considère que l'ex-chef rebelle n'a pas d'attache ou de lien particulier avec la France. Le Portugal a fait valoir que, dans sa législation nationale, la pratique de la liberté provisoire n'existe pas. Quant aux Pays-Bas, ils ont accepté d'organiser uniquement le transfert dans le pays qui accepterait éventuellement d'accueillir M. Bemba.

Détenu à Scheveningue, près de La Haye depuis juillet 2008, il avait été arrêté le 23 mai 2008 à Rhode Saint-Genèse en exécution d'un mandat d'arrêt de la CPI, qui entend le juger pour ses responsabilités de "chef militaire" dans les crimes de guerre et crimes contre l'humanité que sa milice, le MLC, aurait commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Charges réduites
La défense de M. Bemba a demandé le 29 juin dernier à la CPI sa remise en liberté conditionnelle, estimant que les charges pesant contre lui avaient entre-temps été "réduites significativement" par l'accusation. Son avocat, Me Aimé Kilolo, avait indiqué que la préférence de M. Bemba allait à la Belgique "car sa femme y vit et ses cinq enfants y sont scolarisés".

La CPI décide
Selon RFI, trois autres pays sollicités pour l'accueillir en cas de libération conditionnelle, l'Italie, l'Allemagne et l'Afrique du Sud, doivent donner leur réponse d'ici le 7 août. Mais même en cas de réponse positive de l'un des trois pays, ce sera à la CPI et à elle seule de décider si elle accepte le principe d'une mise en liberté provisoire du sénateur Bemba. Les juges rendront leur décision le 14 août, ajoute la radio.

M. Bemba, qui est toujours considéré comme le dirigeant en titre du MLC, a été vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) durant la transition démocratique (2003-2006). Rival malheureux du président Kabila lors de l'élection présidentielle de 2006, il s'était engagé à conduire une "opposition républicaine".

Mais, élu sénateur, il avait refusé de voir ses soldats regagner les rangs de l'armée nationale, estimant que sa sécurité n'était pas garantie.

Des combats avaient éclaté en mars 2007 en plein coeur de Kinshasa, faisant au moins 300 morts, selon l'ONU. Le gouvernement l'avait accusé d'entretenir une "milice" et le parquet général avait ouvert une information judiciaire contre lui. Il avait quitté Kinshasa sous escorte de blindés de l'ONU dans la nuit du 11 avril 2007, et partageait son temps entre sa résidence de Faro (sud du Portugal) et Rhode Saint-Genèse jusqu'à son arrestation. (belga)

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République démocratique du Congo : la dérive autoritaire du régime

La FIDH et ses organisations membres, l’ASADHO, le Groupe Lotus et la Ligue des Electeurs publient ce jour un nouveau rapport sur la situation des droits de l’Homme en République démocratique du Congo (RDC) intitulé : la dérive autoritaire du régime

Alors que les premières élections multipartites organisées en 2006 étaient porteuses d’espoir quant à l’établissement de l’Etat de droit en RDC, le rapport démontre que les premières années d’exercice du pouvoir légitime ont été marquées par des entraves importantes aux libertés fondamentales et l’étouffement, en toute impunité, de certaines voix contestataires par des moyens contraires aux dispositions nationales et internationales de protection des droits de l’Homme.

Dès les premiers mois, la dérive autoritaire du régime était perceptible, et celle-ci n’a depuis lors fait que s’accentuer. Les autorités gouvernementales ont en effet radicalisé leurs positions vis-à-vis des voix contestataires, quelles soient politiques, associatives, syndicales...

Basé à la fois sur des faits et des témoignages précis et circonstanciés de victimes, le rapport présente notamment les derniers cas de répression contre les défenseurs des droits de l’Homme. Ces derniers font l’objet d’arrestations et de détentions arbitraires par les forces de sécurité et subissent très souvent des mauvais traitements. Les conditions de détention s’apparentent également à des mauvais traitements contraires aux dispositions garanties par la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Les forces de l’ordre sont d’ailleurs confortées dans leurs agissements illégaux par l’impunité totale dont elles jouissent jusqu’à présent.

Si les autorités congolaises se défendent de cette situation en invoquant à la fois un contexte conjugué de post conflit et de conflits persistants à l’Est du pays qui rend ardue toute tentative de réforme, nos organisations concluent que ce discours masque surtout une absence de volonté politique d’agir concrètement en faveur des droits de l’Homme. Pourtant, la RDC a signé et ratifié quasiment tous les instruments internationaux en matière de protection des droits de l’Homme. Les Congolais ont des droits, exigibles ici et maintenant, et n’ont pas à subir les conséquences de choix politiques qui visent à en reporter continuellement leur bénéfice plein et entier.

Le rapport formule de nombreuses recommandations adressées aux autorités congolaises afin que celles-ci agissent dans le strict respect des droits de l’Homme, de l’Etat de droit et des principes démocratiques. Nos organisations demandent également à la Communauté internationale, qui avait soutenu l’organisation des élections présidentielles sans exiger l’achèvement du processus de transition démocratique en matière de respect des droits de l’Homme, de se montrer à présent très ferme sur l’essentiel respect de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité dans ce pays.

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26 juillet 2009

Scandale en Belgique : La justice Belge a pris en otage quatre

Depuis le 03/06/2004, la justice belge retient en otage quatre enfants de la famille SEKE, d'origine congolais immigrée en Belgique,  pour obliger les parents à renoncer au procès contre ceux qui ont utilisé leur fils aîné comme cobaye en médecine à leur insu et à renoncer à leur travail c'est à dire à l'entreprise qu'ils ont créée pour qu'ils soient contraints d'aller demander l'aide sociale.

Que la gravité des faits ne vous rendent pas  incrédule. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces actes odieux et inacceptables sont commis  par les juges de liège (Belgique), au grand mépris des règles du droit et de la justice.

Utiliser des enfants comme moyen de chantage est inadmissible.

Pourquoi une telle méchanceté gratuite à l'égard de cette famille vis à vis de laquelle la Belgique se comporte comme s'ils seraient des bêtes de somme destinées à la capture et la destruction? 

Pour comprendre pourquoi la Belgique en est arrivé à prendre en otage les enfants SEKE , La tribune est donnée aux parents pour relater les faits :


Notre fils Harold est fait cobaye en médecine belge avec la complicité du juge KINET pour se fabriquer de preuves dans le but d'obtenir faussement la condamnation des parents.

Pourquoi affliger sans raison les coeurs de ces enfants parmi lesquels une petite fille de 21/2ans et deux petits garçons de 4 et 7 ans comme si la Belgique n'avait pas d'enfants?

Et pourtant la famille SEKE est légalement immigré en Belgique, domicilié rue fond des Tawes 147 4000 Liège. Dès lors n'aurait il pas aussi le droit de travailler?

Pourquoi accorder un séjour au gens si on leur interdit de travailler?

En aucune autorité belge ne peut dire qu'elle ne soit pas au courrant de cette affaire.

Royaume de Belgique,
répares les préjudices causées,
libères les enfants du Congo

Dans un premier temps une vue générale est présentée. Ensuite chaque épisode majeur est expliquée progressivement dans les différents articles:Une fois dans l'article vous pouvez directement revenir à la vue générale en cliquant sur le lien Retour vue générale.

Notre seul crime est d'avoir présenté au juge KINET les preuves médicales que notre fils n'est pas malade et qu'il est capable d'apprendre contrairement à ce qu'avait prétendu l'école  et le Dr Denis

Tout a commencé quand nous avons découvert que l'école de Castor et le Dr Denis de CRE ont délibérément privé notre fils Harold d'instruction au sein de l'école le rendant ainsi analphabète.

Pour couvrir leur acte discriminatoire et préjudiciable à l'encontre  de notre fils, l'école et le Dr Denis  de CRE , appuyées par les autorités liégeoises, nous dirent, sans l'ombre d'une preuve médicale, que pour eux notre fils  souffrirait d'un handicap qui le rendrait  incapable d'apprendre. Le Dr Denis dira même  ignorer  le nom et la nature de cet handicap.

Cette  thèse ne nous a pas semblé crédible.

Nous décidons de nous occuper  nous - même de l'instruction d' Harold à la maison. Après des mois et des mois de patience,  des heures et des heures de travail, Harold parvient à apprendre à compter et calculer. Harold est donc capable d'apprendre contrairement à ce qu'avaient prétendu l'école  et le Dr Denis.

Qu'est ce qui s'est passé  à l'école de Castor :

L'école et le Dr Denis n'ont pas voulu  trouver le temps et la patience nécessaire pour s'occuper de notre fils et l'ont laissé pour compte à l'école. Pour se déresponsabiliser, elles font passer la lenteur d'Harold en  handicap  insurmontable.

Pourquoi cet acte discriminatoire  à l'égards de notre fils  pour lequel aucun programme individuel n'a jamais été élaboré.

Au lieu de tenir compte du résultat positif obtenu par la famille, les autorités liégeoises chercheront à étouffer la révélation qu' Harold est capable d'apprendre. Contre toute logique, elles voudront nous faire admettre que notre fils est handicapé alors qu'il ne l'est pas du tout  et qu'il est en bonne santé.

Face à notre résistance légitime de réclamer  justice en faveur de notre fils contre la volonté des autorités liégeoises (belges)  d’étouffer toutes ces affaires,  et

surtout quand les autorités liégeoises ont compris que nous étions décidé à consulter  des experts Français au sujet d'Harold,  en dehors de liège,

A l'instar du maître qui veut punir celui qui à ses yeux doit demeurer son éternel esclave, les autorités liégeoises nous traînèrent sans aucun motif légal  devant le tribunal de la jeunesse de liège présidé par le juge KINET en relançant  le complot qui avait déjà échoué  en 1998.

Ce complot vise à nous retirer Harold pour nous empêcher de prouver aux yeux de tous sa capacité  d'apprendre. Comme ils n'ont pas voulu s'occuper de notre fils, ils veulent nous empêcher de s'en occuper. Car ils savent que dès que nous nous en occupons, il sera manifeste qu'ils se sont livrés  volontairement à la discrimination au sein de l'école.   

Le juge KINET entre publiquement en scène au mois d'octobre 2002

 

Or notre fils a passé beaucoup d' examens médicaux en Belgique qui n'ont révélé aucun problème de santé mentale ni physique.

Nous avons constaté que Harold est très très lent à l'apprentissage. Il lui faut consacrer énormément de temps et se montrer patient pour qu'il apprenne très peu. Cela n'a rien d'étonnant si l'on sait que Harold est d'une nature lente. Cette dernière s'est répercuté sur son mécanisme d'apprentissage . Harold est capable d'apprendre mais à son rythme.

Cette discrimination est d'autant inexplicable qu'il s'agit d'une école spéciale  où  chaque élève est suivie sur base d'un programme individuel en fonction de sa situation particulière conformément à la mission légale des écoles spéciales.

En fait les autorités liégeoises nous demandent d'accepter et de laisser que notre fils continue à être traité en handicapé et donc demeuré analphabète alors qu'il n'est ni malade ni handicapé et qu'il est capable d'apprendre.

Jugez en vous même:

Quel parent accepterait il un tel contrat ?

Outre l'analphabétisme volontaire de notre fils, sa sécurité  n'était  plus garantie à l'école :

  • Il a eu un doigt coupé à l'école avec un couteau de cuisine

  • Un clou de deux centimètre a été planté dans son oreille à l'école sans qu'aucune autorité liégeoise n'en ait été choqué ni même cherché à faire cesser ces injustices?

C'est là que l'impensable  arriva: notre fils est fait cobaye en médecine

Le juge KINET a fait hospitaliser Harold, pourtant en bonne santé, pour qu'il serve de  cobaye au DR THIRI qui devait le rendre malade afin de fournir au juge KINET de  fausse preuve en vue de nous condamner dans le cadre du complot.

Pour ce faire, le juge KINET n'a pas appliqué la loi mais l'a adaptée selon ses propres dire et ceux de Me Sauvage

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23 juillet 2009

Le premier Congo - Belgique au mois de mars 2010

Le début de l'ère Advocaat devrait coïncider avec un match inédit et historique


De Zola à Mbokani


BRUXELLES Même si la commission technique doit encore marquer officiellement son accord, sans doute après avoir demandé l'approbation de Dick Advocaat, l'ère du Petit Général à la tête des Diables devrait commencer par un match inédit et historique entre la République démocratique du Congo et la Belgique.

Il aura lieu le mercredi 3 mars 2010 (l'heure proposée est 15 h 30), la seule date Fifa disponible au cours du premier semestre de l'an prochain, et se déroulera au stade des Martyrs à Kinshasa qui peut accueillir jusqu'à 80.000 spectateurs.

Cette rencontre sera historique à plus d'un titre. D'abord, ce sera la première entre la Belgique et son ancienne colonie. Et, surtout, elle aura pour cadre les cinquante ans de l'indépendance, officiellement actée le 30 juin 1960, du Congo.

"En cinquante ans, une telle rencontre ne s'est déroulée qu'au niveau des Espoirs (NdlR : 1-1 le 9 octobre 2002). C'était à Wavre ", éclaire Pierre Migisha, député CDH d'origine congolaise et qui a largement facilité les contacts entre les deux Fédérations. "En dehors du caractère historique, il faut souligner les liens étroits entre la sélection belge et le Congo. Sans compter Ma-Kalambay et Kitoko qui ont goûté épisodiquement aux Diables Rouges, Kompany, Vanden Borre et Mudingayi ont tous des origines congolaises. Et même si ce sont des enfants de 2e ou 3e génération, ils ont déjà prouvé qu'ils se sentent attachés à leur continent d'origine."

Le soutien politique , via Joëlle Milquet et Yves Leterme, le nouveau ministre des affaires étrangères, sera apporté à une initiative qui va s'inscrire dans un cadre plus large qu'une simple rencontre de football.

"Cela doit renforcer les liens historiques entre les deux pays. La sélection belge est un des meilleurs ambassadeurs du pays. J'espère aussi qu'un projet social se greffera à cet événement. Je songe à une sorte de récolte de matériel que la délégation belge amènerait sur place le 3 mars" , poursuit Pierre Migisha qui, en clin d'œil, signale que la Belgique sera ainsi présente sur le continent africain en 2010. "Plus sérieusement, ça peut aussi intéresser Alain Courtois qui mise beaucoup sur les voix africaines en vue du Mondial 2018."

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21 juillet 2009

LES HONORABLES DESONHORES

«  Au reste, frère,  que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable,
tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce
qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit
l’objet de vos pensées » (Philippiens 4:8)*


Du vendredi 17 avril au samedi 18 avril 2009, les congolais (RDC) ont
assisté à un « match » de mauvais goût !

En fait, après plusieurs mois de « crise » inutile entre le chef de l’Etat
Joseph Kabila et l’ex président de l’Assemblée Nationale l’honorable Vital
Kamerhe qui avait avoué n’avoir pas été informé de l’entrée des troupes
rwandaise à l’Est du pays, la goûte d’eau qui a déversé la vase, les «
honorables » députés ont finalement tranché à leur manière.

Cela n’est un secret pour personne, c’est, enfin, Le professeur Evariste
Boshab, Secrétaire général du PPRD, *celui là même qui avait détourné 32
millions de dollars américains de la SNEL sans être inquiété*, c’est lui qui
a été porté à la tête de l’Assemblée Nationale de la RDC après un vote monté
de toute pièce à la ferme du chef de l’Etat à Mbakana située au plateau des
Bateke.

Qu’est ce qui s’est passé au juste ? Le chef de l’Etat, après avoir réussi
avec beaucoup de peine son coup de forcer Vital Kamerhe à démissionner, va
se choisir un nouveau collaborateur, celui qui pourra être manipulé à
volonté, celui qui peut taire toutes les malversations financières et les
détournements. .. Et parmi les meilleurs malfaiteurs dans sa famille
politique, c’est la personne de Mr Evariste Boshab qui va être imposée à la
mouvance présidentielle pour jouer ce rôle de mouton de panurges.

Pour que ce choix soit concrétisé lors des élections, le chef de l’Etat a
rassemblée ses vassaux, les soit disant honorables représentants du peuple,
au plateau des Bateke. *D’abords,* *l’argent a circulé* : Selon les sources
les plus proches du pouvoir, *25000$us par député* *membre de l’AMP* pour
faire passer Boshab comme président de l’Assemblée Nationale. C’était
d’ailleurs une avance… Le complément qui devait tomber après ladite élection
tarde à venir. Un député a même claironné dans les coulisses après cette
victoire écrasante de Boshab : « Cette affaire, c’est comme le commerce du
chanvre, les transactions se font dans le noir et sans papier… Néanmoins,
vous devez nous donner notre argent, autrement, tout ce qui sont impliqués
dans le commerce du chanvre seront mis en nus, en découvert… ». *La vérité
est têtue ! La voilà dans la rue !* Ensuite, les pauvres députés ont été
«matraqués», menacés, mis devant un fait : « Soit vous votez pour Boshab et
vous êtes maintenus comme députés. Soit vous jouez pour le compte du peuple
en votant pour une personnalité crédible et je dissous l’Assemblée Nationale
et vous allez en chaumage ! A vous de choisir ! ». Vous n’avez qu’à deviner
de qui cette phrase pouvait provenir.

Pauvres députés ! Votre foi, votre charisme, votre personnalité ont été mis
à l’épreuve ! *Et vous en êtes sortis déshonorés !* Vous avez opté pour la
fidélité au guide comme à l’époque du Maréchal président. Vous avez refusé
d’écouter la voix de votre conscience. Vous avez refusé d’écouter la voix de
votre peuple mourant de faim, de maladies, de guerres. Vous avez refusé
d’écouter la voix de votre Dieu qui vous a toujours appelé au sens de
responsabilité et à l’esprit du sacrifice jusqu'au sacrifice suprême, à
l’exemple de son fils, pour le bien de l’humanité… *VOUS ETES DESHONORES
POUR AVOIR CHOISI LE MEILLEUR VOLEUR DE LA REPUBLIQUE COMME PRESIDENT DE
L’ASSEMBLEE NATIONALE. Vous avez choisi le déshonneur ! Voilà là où vous en
êtes aujourd’hui ! VOUS ETES DESHONORES !!!*


Mais la responsabilité de cet opprobre doit aussi revenir au peuple
congolais qui est resté naïf depuis le début de cette crise jusqu’à son
couronnement par l’élection de Mr Boshab à la tête de l’Assemblée Nationale.
Au fait, tant que le peuple congolais ne saura pas choisir ses
représentants, il aura droit à la souffrance. Tant que le peuple congolais
optera pour la médiocrité dans le choix de ses représentants, il aura droit
à la souffrance ! Tant que le peuple congolais ne se lèvera pas pour décrier
la megestion, la corruption, tous les antivaleurs qui le maintiennent dans
la pauvreté, il aura droit à la souffrance. La manne ne tombera plus jamais
du ciel ! Moïse ne reviendra plus jamais pour vous sortir de l’Egypte...
Christ ne redescendra plus jamais pour vous libérer de l’oppression. Il l’a
fait une fois pour toute et il te dis «*Réveille-toi, peuple congolais et
Christ t’éclairera !**»* Réveille-toi d’abord ! Puis, Christ interviendra
pour ton cas ! Alors, *Réveille-toi !!!*

Le dernier et le plus grand responsable de *cette honte nationale* c’est
aussi Vital Kamerhe lui-même. On se souviendra que celui-ci a sillonné toute
la République et le monde entier pour faire croire au peuple congolais et à
l’opinion internationale que Mr Joseph Kabila était le meilleur des 33
candidats qui s’étaient présenté aux élections présidentielles. Vital
Kamerhe a utilisé les 4 langues nationales (Lingala, Swahili, Kikongo,
Tshiluba), le français et l’anglais, la radio et la télé, les journaux et
l’internet pour encrer sa doctrine dans la tête de ses auditeurs,
téléspectateurs, lecteurs et internautes… Vital Kamerhe a même écrit un
ouvrage « Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila »… Voilà le fruit de tous ces
efforts déployés pendant la campagne électorale, fruit du culte de la
personnalité, fruit que Vital Kamerhe doit accepter de consommer car la
Bible déclare : «*Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera *!». Vital
Kamerhe est donc l’auteur et le co-auteur de sa propre humiliation car,
dit-on : «*qui signe pacte avec le diable est le bienvenue en enfer* ». «
J’ai planté, Appolos a arrosé et Dieu va faire croître » dira Kamerhe lors
de son dernier discours comme président de l’Assemblée Nationale au palais
du peuple. Mais si vous avez planté les épines, croyez vous que Dieu va les
faire croître même si d’autres les arrosaient ? Même si Dieu les laissait
croître, elles seront destinées pour être arrachées et jetées dans le feu.
Non ! Dieu ne peut pas bénir une institution, un Etat, un chef d’Etat qui
s’appuie  sur la corruption.Vital Kamerhe n’est pas seul à se retrouver en
enfer au jour d’aujourd’hui. Il a entraîné avec lui tout le peuple
congolais, même ceux qui n’avaient pas cru à son discours, car, la majorité
ayant voté pour Joseph Kabila, voilà où nous en sommes tous ensemble.

Que faire maintenant que Vital Kamerhe et tout le peuple congolais se
retrouvent en enfer ? Il n’y a qu’une voie, une seule voie : *ROMPRE AVEC LE
DIABLE !* Et pour rompre avec le Diable, il n’est pas question d’attendre
2011. C’est maintenant ou jamais ! Le peuple congolais doit prendre sa
destiné en main.

C’est à toi, peuple congolais, qu’appartient le rôle de redéfinir le chemin
de ton avenir. C’est à toi, peuple congolais, de *SAVOIR DIRE NON QUAND IL
LE FAUT !* C’est à toi, peuple congolais, que revient la responsabilité de *TE
LEVER ET POUR BATIR TA NATION*. C’est à toi, intellectuel chrétien congolais
que revient le devoir d’éclairer la société, d’éclairer le monde car la
Bible déclare : «*Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du
monde *».

Il est déplorable de constater qu’en RDC, il faut être voleur, vider la
caisse de l’Etat, pour être hissé au sommet de l’Etat ; qu’il faut massacrer
des  milliers des citoyens congolais pour être promu Général, colonel,
ministre, député… Et le chrétien, l’intellectuel, l’Eglise est en train
d’observer en silence… NON ! Ou nous connaissons ce que nous sommes appelé à
faire ou nous ne le connaissons pas ! Et dans ce dernier cas, soit nous
commençons à l’apprendre dès aujourd’hui, soit nous démissionnons ! NB : *Il
y a deux structures qui ont sauvé les nations : Les Universités et l’Eglise*.
Tant que les Universités et les Eglises congolaises ne joueront pas
convenablement leurs rôles, la Nation congolaise continuera à reculer au
risque de disparaître un jour car, retenez-le bien *« Les nations naissent,
grandissent et disparaissent ! Leur longévité est fonction de la volonté
politique de leurs dirigeants !».* Donc, il n’est pas exclut que la Nation
congolaise disparaisse comme la Yougoslavie… Pour qu’on n’y arrive pas, nous
devons revoir notre façon de penser, de réfléchir, de faire et de faire
faire…

Bientôt 50 ans d’indépendance. .. Quel bilan ? N’est-ce pas qu’avant
l’indépendance c’est mieux qu’après l’indépendance ? Pourquoi ? Parce que
l’objet de nos pensées, notre façon de réfléchir, de faire, de faire faire,
l’essentiel de nos préoccupations, est faux, déshonorable, injuste, impur…

Voilà pourquoi nous terminons en disant :

«  Au reste, frère, (au reste chers députés, au reste chers ministres, au
reste peuple congolais), que tout ce qui est vrai, tout ce qui est
honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est
aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de
louange, soit l’objet de vos pensées » (Philippiens 4:8)*

*Atido*

--
Yafustan UYIRWOTH WOOD' ATIDO
Environnement/ UNIKIN
Centre d'Etudes Politiques
BP 789 Kinshasa XI
R.D.Congo

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17 juillet 2009

ELECTIONS LOCALES ET MUNICIPALES OU ANNEXION EN DOUCEUR DE LA R.D .CONGO AU RWANDA.

    La précipitation aux élections locales et municipales et les astuces mises en marche pour enfiévrer la population à l’enrôlement n’est autre chose que la précipitation du scénario de la  mascarade électorale de 2006 aux législatives et aux présidentielles.

    A telle enseigne que « BANA-CONGO », Mouvement de Pression pour la Libération du Congo convie tous les compatriotes à un temps d’arrêt pour une réflexion sur cette dernière expérience vécue.

    Il est important que les femmes et les hommes auxquels incombe la tâche de prendre des décisions à tous les niveaux, s’éclairent eux-mêmes des enjeux réels pour l’intérêt de la communauté et les défis à relever pour son avenir.

    C’est un devoir pour chaque responsable de prendre conscience des choix, non en faveur d’une survie décente, mais avant tout dans l’intérêt du pays et de nos populations.

     STOP, Le temps de réflexion s’impose car il est dit : « DUPE UNE FOIS, MAIS PAS TOUTES LES FOIS ».

     Depuis le passage de James KABAREBE à Kinshasa, son officier dans l’APR, Joseph KABILA- Hyppolite KANAMBE manœuvre l’accélération d’un agenda que nul ne contrôle. Fin de la guerre.  Entrée tonitruanteante des Forces Rwandaises en R.D.C. bannière du pays en tête devant les troupes congolaises. Intégration des éléments rwandais au sein des FARDC. Désignation des ministres CNDP au sein du gouvernement provincial du Nord Kivu. Echange d’Ambassadeurs. Amnistie des criminels.

-Comme s’il n’y avait rien eu ; Rien ne s’est passé !

-On n’a pas eu le temps de pleurer nos morts (plus de Cinq Millions), ni de panser nos plaies, ni de les voir cicatrisées : Aucun jugement, Aucune condamnation ni Réparation, Voire aucune commémoration pour les victimes.

Discipline de subalterne militaire oblige, et par soumission traditionnelle aux injonctions de son oncle James KABAREBE, l’imposteur est en voie de passer à la phase déterminante de sa MISSION : l’adjonction des territoires de Kivu au Rwanda.

       Au nom de la « démocratie criée à tue-tête, le pouvoir avec la Commission Electorale qui l’accompagne lancent les élections locales et municipales encore une fois sans recensement ni identification nationale,s’appuyant sur la loi n° 04/028 du 24 décembre 2004 laquelle a été diligentée sous le double prétexte : des difficultés économiques et de la durée relativement brève de la transition. (voir Exposé des motifs, par.5).

        Peut-on soutenir ces arguments, deux ans et demi après, lorsque l’on se souvient de la déclaration de Mr José BARROSO fin juin 2005 devant le Parlement Congolais de transition affirmant de manière péromptoire avoir débloqué 45.000.000 € pour le processus électoral en R.D.C du compte de l’Union Européenne.

     Est-il innocent, deux ans et demi après s’être doté des moyens de l’exercice du pouvoir et des moyens susevoquès de l’Union Européenne, d’envoyer les populations à d’autres élections sans les préalables fixés aux termes de la résolution n° Dic/CPJ/09 du 18 avril 2002 du Dialogue Inter Congolais et de l’article 154 de la constitution de la transition.

     Comment interpréter l’annonce de l’octroi des cartes d’identité biométriques aux 129.000 militaires des Forces Armées Brassées, juste un mois après les opérations de brassage avec les forces du CNDP des tutsis Rwandais de Laurent NKUNDA, Bosco Tangana et autres criminels, alors que pendant tant d’années la population civile congolaise en est privé 

      Ces inquiétudes ne sont pas absurdes s’il faut analyser les revendications du Mouvement Tutsi CNDP (crée par Paul KAGAME) acceptées par Joseph Kabila lesquelles profitent au Rwanda seul et favorisent une invasion du territoire par les Rwandais du fait des Accords sur l’ouverture des frontières, la levée des barrières douanières, la libre circulation des personnes et de leurs biens, sans compter les multiples agents du CNDP et un nombre impressionnant de démobilisés laissés sur le terrain. Un ensemble de subterfuges pour se rendre maîtres des organes électeurs pour s’assurer la gestion d’une administration territoriale totale de la région.

        Cette manoeuvre, au nom de la «démocratie », consiste à un passage en douceur de l’adjonction, de la cession, de l’accaparement des territoires congolais au programme de l’avènement de « l’Empire IMA-TUTSI ». Ce qui ne peut que heurter les consciences !

          La composition d’un tel électorat non identifié et non recensé ajoute à la nature douteuse et peu fiable d’une Commission Electorale abusive d’intrigues n’augure aucune transparence à l’ordre d’arrivée des résultats.

On n’a pas encore oublié les dégâts des dernières élections suite à  l’appel de feu S. Eminence Cardinal Fr. Etsou à LA VERITE DES URNES, et d’autres dégâts humains banalisés et dits collatéraux lies à la contestation des chiffres tant à Kinshasa qu’au Bas-Congo par BUNDU DIA KONGO.

Haute trahison pour l’un (Joseph KABILA), délit de connivence pour l’autre (MALU MALU) on a l’impression d’assister à un rituel où le faux séduit au nom de la « démocratie » les crimes de même que l’accaparement du territoire congolais, son annexion par le Rwanda et sa balkanisation programmée se justifient toujours au nom de la « démocratie ».L’atrophie généralisée des politiques par le profit et l’instrumentalisation de toutes les institutions participent à noircir ce tableau sur lequel la R.D .Congo s’inscrit en lettres majuscules comme Etat VASSAL du RWANDA.

Ce n’est pas rien que lors de son investiture commune Vice-Président de 1x4 Azarias Ruberwa répondra à une question de la presse que « le problème est que nous devons être dans tous les coins et recoins du pays

Ce n’est pas rien qu’en amont, le Général KALUME alors ministre de l’intérieur a planté le décor par la mise en place de la territoriale uniquement des agents membres du PPRD et AMP.

     Ce n’est pas rien que les parlementaires en ce moment même sont privés de leurs vacances, sous le prétexte des caisses vides, tout comme à l’époque, sauf pour Vital kAMERE battant campagne de KABILA, on a organise un empêchement systématique de contact avec les populations. Jusqu’aux membres du gouvernement !

DUPE UNE FOIS, MAIS PAS TOUTES LES FOIS

    

     Pour « BANA-CONGO », ces réalités comprometteuses de la souveraineté et de l’intégrité nationales sont tirées de la complaisance et de la corruption de bon nombre des « élus » façonnés qui siégent au parlement, devenu chambre de résonance de l’imposture au pouvoir.

     Les élections locales et municipales ont une importance capitale du fait qu’elles désignent par voie de suffrages directs des responsables qui garantissent la politique de proximité aussi bien en matières de paix, de justice que de développement dans le respect du contrôle identitaire.

     A ce stade, doit être exclue toute tolérance de mixité ou de brassage, notamment dans les zones des conflits à l’Est ou faute de justice, les paysans enfants, femmes, hommes, personnes âgées sont sacrifiés et mis à la merci des envahisseurs.

     Pour « BANA-CONGO » l’heure n’est plus aux vaines lamentations. Dans un éveil de conscience notamment de ceux de l’Est qui ont été abusés des mensonges d’une domination rwandaise planifiée, et de ceux du pays tout entier à qui on a VOLE LES VOIX, le peuple congolais est appelé à sortir de l’indifférence et de la résignation.

     « BANA-CONGO » lance un appel à Tous les Congolais dignes de ce nom -Femmes ; Hommes jouissant de quelque parcelle d’autorité, de contribuer avec le peuple pour susciter une dynamique de rejet afin de démanteler et de briser tous les artifices et les instruments obscurantistes par lesquels selon la mission qui lui était dévolue, un pouvoir complice des intérêt rwandais est entrain de noyer et de vendre le pays.

       A cet effet, « BANA-CONGO » pour sauvegarder la souveraineté, la liberté et l’intégrité de la République Démocratique du Congo convie tous les Partis Politiques, les Organisations de la Société Civile , les Eglises, les Chefs Coutumiers traditionnels et les Chefs des collectivités, les Artistes, les Sportifs, les Elèves et les Etudiants a la signature de la PETITION mise en ligne pour recueillir les signatures, indispensables afin de FAIRE OBLIGATION au parlement (sénat et chambre des députes) d’examiner en priorité et toutes affaires cessantes les points ci-après.

  1. Constitution d’une Commission d’Enquête Indépendante sur les crimes de Génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République Démocratique du Congo depuis 1995.

  1. Constitution d’un Commission Indépendante d’Inventaire des Dégâts des guerres et de la Dette de Guerre.

  1. Indemnisation des veuves, des Veufs et des Orphelins.

  1. Erection des Mouvements Commémoratifs aux victimes dans toutes les Provinces et Journée de Mémoire en leur souvenir.

  1. Amendement de la loi électorale.

  1. Abrogation de la Loi n° 04/028 du 24 Décembre 2004 portant l’Identification et Enrôlement des Electeurs en République Démocratique du Congo.

  1. Dissolution de la Commission Electorale Indépendante.

  1. Invalidation de mandat des élus de nationalité douteuse et de double nationalité après expiration du moratoire sollicité par Vital KAMERE.

  1. Annulation de la mise en place illégale des titulaires des communes et des collectivités par KALUME.

  1. Révision de tous les Accords bilatéraux Rwanda- R.D.Congo.

  1. Révision de tous les Accords C.P.G.L. sur la base des critères de démocratie, de croissance, de contribution égale et sans spoliation.

  1. Révisitation de tous les contrats miniers et chinois, leur nature et l’acquittement des droits.

  1. Etat des lieux à mi- parcours de la législature.

    

         C’est alors seulement que après audition et approbation des rapports qu’il sera autorisé aux responsables administratifs de la territoriale, dont c’est la mission comme partout dans le monde, de procéder à l’identification et au recensement de la population pour les élections libres, démocratiques et transparentes.

       

         « BANA-CONGO » témoigne par cette contribution de sa solidarité indéfectible à tous les compatriotes qui s’associeront à faire échec aux plans sataniques de l’hégémonie Tutsi rwandaise sur le Congo.

                                                                                      Président,

                                                                  AUBIN KIKONKA KILU KANDA


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14 juillet 2009

Les révélations de la congressiste américaine Cynthia McKinney

La Congressiste

américaine Cynthia McKinney, l'envoyée spéciale de Bill Clinton en Afrique révèle que l'attentat du 6 avril 1994 contre le président rwandais est un coup d'Etat. Elle affirme que le gouvernement Clinton avait décidé de changer de régime au Rwanda. C'est pour cela que Paul Kagame est arrivé au pouvoir par la violence et la guerre. Selon elle, le Tribunal Pénal International qui prétend juger les Hutu est un cirque judiciaire lamentable. Elle est la seule élue à avoir organisé une table ronde au Congrès américain sur l'attentat du 6 avril 1994 avec des agents du FBI, des éléments

de la CIA

des enquêteurs du Tribunal Pénal International et des témoins de l'attentat. Elle a remis des preuves au juge Bruguière et est un témoin important, avec le prix Nobel de la paix argentin Adolpho Pérez Esquivel, dans l'enquête que mène la justice espagnole sur le pillage de

la RDC

et les crimes commis par Kagame au Rwanda et en RDC contre les prêtres espagnols, les Rwandais et les Congolais. Connue aux Etats-Unis pour ses prises de position courageuses contre la guerre en Irak et le pillage de l'Afrique par les pays occidentaux, Cynthia McKinney qui est la première élue noire américaine du Congrès à avoir demandé une commission d'enquête sur les événements sur le 11 septembre à New York, a longuement enquêté sur la tragédie des Grands Lacs. Elle dénonce une politique étrangère américaine brutale et irresponsable en Afrique noire. Pourquoi avez-vous organisé en 2001 une table ronde sur l'attentat du 6 avril 1994 ? Ce qui s'est passé au Rwanda n'est pas un génocide planifié par les Hutu. C'est un changement de régime. Un coup d'Etat terroriste perpétré par Kagame avec l'aide de forces étrangères. J'ai suivi de près la tragédie des Grands Lacs et je pense qu'il fallait faire éclater la vérité aux Etats-Unis. C'est pour cela que j'ai décidé à l'époque de réunir des fonctionnaires de l'ONU, des enquêteurs américains, experts de

la CIA

, des témoins rwandais et des élus américains préoccupés par
cette souffrance et cette violence infligées à l'Afrique et aux Africains. J'avais personnellement écrit à Bill Clinton pour lui dire que sa politique était un échec en Afrique. Je continue de ne pas
comprendre pourquoi le peuple rwandais a été traité de cette façon alors que le pays était relativement stable. Je ne comprends pas pourquoi le Tribunal Pénal International refuse d'enquêter sur l'attentat alors qu'il est reconnu par l'ONU comme l'événement déclencheur des massacres.
Je ne comprends pas pourquoi les pays occidentaux et les Etats-Unis en particulier laisse faire Kagame en RDC. Je ne comprends pas pourquoi l'Armée Patriotique Rwandaise massacre, pille et viole les femmes en RDC sans que le monde entier sans émeuve. Je ne comprends pas ce silence en forme d'encouragement de la communauté internationale à l'égard de crimes abominables perpétrés par Kagame et ses hommes.

Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda poursuit aujourd'hui les Hutu croyez-vous qu'il fait du bon travail ?

Ce tribunal est une honte internationale. C'est une véritable escroquerie comme le montre l'excellente enquête du journaliste Charles ONANA. Ce livre que j'ai reçu et qui est fortement documenté met à nu
les pratiques douteuses du Tribunal d'Arhusha. Comment peut-on prétendre juger des criminels hutu alors que Paul Kagame et les éléments de l'APR qui ont abattu l'avion et assassinés des milliers de hutu ainsi que des Tutsi, des Espagnols et des Congolais sont libres ? Je ne peux pas concevoir que ces gens qui ont bénéficié d'une formation militaire aux Etats-Unis depuis 1990 utilisent ces compétences à des fins criminelles. C'est pour cette raison que nous avons déposé une plainte avec
constitution de partie civile en Espagne avec le prix Nobel de la paix argentin Adolfo Pérez Esquivel, Juan Carréro, candidat espagnol au prix Nobel de la paix et trois municipalité espagnoles pour élucider les crimes commis en RDC et au Rwanda de 1990 à 2002. Ayant personnellement
suivi le dossier des grands Lacs au sein du parti démocrate et au Congrès, je pense que le travail que font les magistrats espagnols sera utile à la vérité.

Source

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10 juillet 2009

Réactions de « BANA-CONGO » au Rapport Afrique n° 150 de « International Crisis Group »

« Bana-Congo » Mouvement de Pression pour la Libération du R.D.C, attentif et vigilant sur tous les points susceptibles d’interférer à la liberté et à la souveraineté du Congo, s’est appliqué à l’analyse du rapport n° 150 de « International Crisis Group ».

Des questions.

   I.      Pourquoi la R.D.Congo, pays victime d’invasion et d’agressions doit-elle en dosser la responsabilité de l’insécurité de Rwanda et dans la région des grands lacs ?

II.      Pourquoi le silence des Tribunaux Internationaux et des solutions politiques « pour mettre à l’abri les auteurs des crimes ?

III.      Pourquoi la R.D.Congo doit-elle tout sacrifier aux surenchères rwandaises ?

IV.      Pourquoi la tolérance internationale aux régimes dictatoriaux des pouvoirs mono ethniques minoritaires au Rwanda et en Ouganda ?

V.      Et pourquoi pas des espaces de dialogue interethnique au Rwanda et en Ouganda, respectivement avec le F.D.L.R et L.R.A ?

      La publication de « Synthèse et Recommandations » du Rapport Afrique n° 150 de International Crisis Group en date du 11 mai 2009, loin d’offrir des perspectives encourageantes de paix « durable »livre des recettes d’une thérapie douteuse qui prédisposent un nouveau processus de machineries pour mettre a l’abri les auteurs des crimes odieux qui ont valu plus de 5 millions de  morts au Congo-(R.D.C)-

      La notoriété de « International Crisis Group », l’oblige à de sérieuses réserves, et en tout premier lieu,de se défaire du comportement partisan indécrotablement lié à une cause et toujours faire chorus aux surenchères d’une partie qui brandit une politique de victimisation pour s’autoriser des abus criminels dans la région.

       Ainsi, une analyse plus objective pourra mieux répondre à la problématique d’un avenir de paix et de justice dans la Région et influer sur des choix hégémoniques qui se manifestent par un rejet du droit international en violations récurrentes des frontières, en invasions barbares constantes, par des actes odieux de génocide,  crimes de guerre et crimes contre l’humanité, par un mépris affiché du processus démocratique et enfin, par l’usage constant de la menace et de la force.

        Il reste inexpliqué que « International Crisis Group » jusqu’ici « porte étendard de l’arme de la justice » et qui a convaincu de la nécessité de l’éradication de la culture de l’impunité comme préalable à toute réconciliation (Rapport Afrique n° 133, 31 Octobre 2007) bascule à un acharnement de la chasse aux Hutus du FDLR, comme devoir de résultat. 

        Il s’agit d’une dérive dans la perception du concept de la justice qui appelle à l’équité et à la neutralité sur la chose jugée.

         L’exercice de la justice que clame « International Crisis Group » ne peut se fixer de limites dans son champ d’action, ni de choix tendancieux ou des à priori et encore moins relativiser les faits.

On peut dès lors comprendre les difficultés (sinon l’option des choix) de « International Crisis Group » lequel, pour avoir épousé depuis toujours l’unique thèse tutsie au traitement des causes profondes à l’origine des conflits, s’est confiné aux arguments d’une rhétorique rwandaise indigeste et hypocrite compte tenu du mépris ostentatoire de la « démocratie » qui l’accompagne, pour ne rien dire des pratiques passées et présentes du fait de sa contribution massive aux atrocités majeures commises en R.D.C sur des populations civiles qui n’avaient aucun lien avec les Hutus.

Selon la règle de droit qui dit que « Nul  n’a le droit de se faire justice », la chasse aux Hutus classée dans ce rapport comme devoir de résultat et recommandations prioritaires sous la forme d’opérations conjointes contre les FDLR  discrédite purement et simplement  « International Crisis Group »tant que cela signifie autoriser le Rwanda à se faire justice, donner caution aux invasions barbares, pousser au crime et à la perpétuation  de la pratique du crime sans égard aux effets collatéraux sur les populations civiles innocentes.

De même, dans  cette perspective, la menace est à peine voilée qui pèse sur certains pays cités ou résident des dirigeants F.D.L.R : Cameroun, République Centrafricaine, Zambie et le Kenya. Ce qui risque de produire pour effet la militarisation à outrance de l’espace de l’Afrique Centrale face à la menace de l’invasion tutsi que soutiennent certaines puissances. Et donc un lever de boucliers de tous les peuples bantous d’Afrique contre la menace de l’instauration de «  l’empire Ima-Tutsi », véritable clé du problème.

Cependant, si l’on veut ramener les choses à des dimensions moins catastrophiques, il faut recourir à des contributions plus honnêtes à la place d’assurer à une partie « la liberté absolue d’user de la force et du crime ou de menacer d’en user »

Si donc le postulat de base est de trouver une stratégie durable de construire la paix en R.D.C et dans la Région des grands lacs, seules TROIS exigences majeures sont à prendre en compte :

1 La reconnaissance du Génocide congolais.

2 La poursuite des travaux de la Conférence Nationale Souveraine interrompue.

3 L’organisation des espaces  de dialogue inter ethnique sécurisés par l’ONU dans le Rwanda et en Ouganda.

1 Reconnaissance du génocide Congolais

      En effet, sur l’ensemble des recommandations formulées à l’égard du Gouvernement Congolais sur la feuille de route de « International Crisis Group », « BANA-CONGO » peut rassurer que le peuple congolais ne se fait plus d’illusion  sur la nature d’un pouvoir VASSAL du Rwanda, mis en place par une conjuration internationale à l’appui des envahisseurs rwandais et autres pour des prétendues raisons géostratégiques et l’accaparement malhonnête des richesses minières du Congo.. Et que la véritable approche de paix doit se reformuler en termes de justice neutre et internationale et de condamnation des agressions, de violations du droit international en matières de génocide, de crimes de guerre et de crime contre l’humanité dont le décompte funeste est de 5 Millions de morts et en exige reparation.

    Toute négociation est un euphémisme pour capitulation si on ne projette pas l’ombre d’une justice implacable sur le fait du Génocide congolais à la table des pourparlers.

Il y eut le procès de Nuremberg qui jugea les criminels NAZIS après l’innommable commis sur les Millions de juifs entre 1940-1945 et que l’on continue à commémorer jusqu'à ce jour.

      Dans le sillage de ce tribunal qui a permis de fixer les sanctions appropriées pour forte atteinte aux droits de l’homme dans le chef des personnes ou groupes tentés par la haine ou la volonté de puissance et qui peuvent commettre les crimes de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, l’Organisation des Nations Unis a trouvé un large consensus par l’érection des tribunaux spécifiques pour en juger.

      Tel a été le cas pour le Rwanda, l’ex-Yougoslavie…Cependant aucune de ces instances ne semble résorber l’extraordinaire moisson de crimes caractérisés commis en RDC depuis 1996.

Pour « BANA-CONGO », « International Crisis Group » devrait étendre sa logique de condamnation de la culture d’impunité en R.D.Congo à la condamnation du laxisme inexplicable des tribunaux internationaux appelés à juger des crimes du génocide congolais et de même à la condamnation des « accords » Congo -Rwanda qui sont des subterfuges de prétendues solutions politiques utilisées pour éluder le fait des crimes, pour effacer les meurtres et les assassinats, violences massives et barbaries et pour mettre à l’abri leurs auteurs, co-auteurs, exécutants et instigateurs.

      Les retards et reports cumulés d’une action de justice internationale d’envergure, neutre et équitable ont alourdi chaque fois une comptabilité macabre de victimes civiles innocentes, qui démentent les manœuvres camouflées et intéressées des solutions politiques.

       Les cas  des attaques répètées des FDLR sur les populations civiles en représailles des opérations conjointes des armées rwandaises et congolaises sont bien la preuve de l’échec de « solutions politiques ».

       Il ne peut être possible d’occulter les réalités de l’ampleur des entreprises de mort, de massacres, de viols de dévastations et de pillages orchestrées par le pouvoir mono éthique du Rwanda sous quelque prétexte que ce soit.      

       L’option de la justice étant la seule pour garantir la paix dans la Région.

2. Organisation des Espaces de Dialogue interethnique au Rwanda et en Ouganda.

       Des lors que l’agression contre la R.D.Congo est une réalité témoignée dans tous les rapports crédibles des Organismes internationaux, il est irrationnel d’inverser les rôles de victime à celui de bourreau et rendre la R.D.Congo responsable de l’insécurité dans la Région.

     Depuis 1996, il existe un  faisceau de faits concordants qui par leur nature criminelle, établissent la réalité des situations de catastrophe dans certaines régions de la R.D.Congo, particulièrement dans les Kivus à une échelle jamais atteinte dans n’importe quelle contrée du monde.

      A ce sujet, précisément, des études antérieures et plusieurs autres rapports des organismes des Nations Unies ont depuis des années établi la dangerosité récurrente des deux kivus qui demeurent à ce jour les terreaux d’où émanent des conflits à répétition à cause d’une histoire coloniale qui a longtemps contribué à l’exacerbation des conflits interethniques au Rwanda et dont l’onde de choc n’a pas épargné l’ex-zaïre voisin.

      Cette politique néo-coloniale néfaste qui constitue l’arrière-plan des malheurs des congolais de ces régions n’en est pas moins jumelle à une autre truffée de contradictions qui sont celle des choix d’un arbitrage partisan dans le chef du Commissaire Européen en charge de la Coopération, M. Louis Michel, favorable et très intéressé à une politique de transfert de la population rwandaise, au pillage des ressources minières du Congo et à l’impunité des criminels.

       Il faut reconnaître au peuple Congolais le courage et le mérite d’avoir surmonté ses difficultés internes, d’avoir crée un Etat-Nation et d’avoir combattu la dictature ensemble dans le cadre de la Conférence Nationale Souveraine, laquelle lui a permis de fixer ses choix en et en projet de société en tous domaines : d’éthique, de paix, de justice et animateurs.

       En conséquence, rien ne justifie plus la recommandation relative à une commission vérité, justice et paix pour la R D Congo, une étape franchie en responsables par les congolais à la CNS interrompue par l’invasion  de l’AFDL.

     Tant qu’il y a la nécessite de dominer le spectre de l’insécurité, et pour ne plus induire en erreur tous les acteurs investis dans la recherche des solutions de paix dans la Région des grands lacs, « BANA-CONGO » appelle à faciliter la mise en œuvre des espaces de dialogue interethnique en Ouganda et au Rwanda, espaces sécurises par l’ONU et permettre à la RDC de clôturer sa Conférence Nationale Souveraine.

Nul ne peut plus nier l’absence de pratique démocratique en Ouganda et au Rwanda où s’exerce un imperium dictatorial de pouvoir mono ethnique sous des menaces de crimes et de tortures. Il est donc absolument faux de faire porter à la R.D.Congo la responsabilité de l’insécurité dans la région ni d’orienter l’opinion à accréditer ce mensonge. 

      Pour « BANA-CONGO », une contribution efficace pour que règne la paix durable dans la Région  consisterait à ramener dans leur pays respectif la L.R.A. et le F.D.L.R. pour débattre ensemble et librement avec les autres des différends qui les opposent et trouver des alternatives constructives pour leurs pays.

     Ne serait l’invasion de l’A.F.D.L. dont le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi sont les pays initiateurs pour une cause connue : l’instauration de l’Empire Ima-Tutsi (déclaration de Paul Kagamé), la Conférence Nationale Souveraine de l’ex-Zaïre aurait conduit la R.D.Congo à d’autre destin de paix et de progrès, avec des institutions, d’une légitimité plus crédible, d’autant que tous les autres pays africains où se sont déroulées les Conférences Nationales ont  connu par la suite une accalmie et une évolution progressive vers la démocratie selon le schéma de la Baule combattu mais qui s’impose désormais et qui demeure à la portée de tous.

      Enfin, « BANA-CONGO » tient à épingler également la tendance de la feuille de route à vouloir orienter l’opinion ( et la justice) vers les seuls faits des crimes de viols au risque d’étouffer tous les autres crimes autant odieux et barbares.

1.      «  BANA-CONGO » convie « International Crisis Group » à plus de circonspection et de transparence, a plus d’objectivité  et de transcendance pour des solutions justes à la paix dans la Région des Grands Lacs.

                                                                                                                                   Président

                                                                                              AUBIN KIKONKA KILU KANDA

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07 juillet 2009

Kagame, Kabila même combat

Le gouvernement de Kinshasa refuse de livrer Bosco Ntaganda le Terminator à la CPI, l'on ne doit donc se faire aucune illusion sur la volonté de pacification du Kivu, à l'heure où le Général Lafontaine s'est retiré des FARDC  pour combattre (sous un nouveau sigle FPC Front des Patriotes pour le Changement) les CNDP intégrés dans les FARDC.


La RDC dit non au transfert de Bosco Ntaganda à la CPI, pour l’instant...



« Il est temps que le gouvernement de la RDC procède à l’arrestation de Bosco Ntaganda pour le livrer à la Cour pénale internationale ». Déclaration de Béatrice Lefrapere, conseillère  spéciale du procureur de la CPI. Pour le gouvernement congolais, tout se fera selon un calendrier déjà expliqué à la CPI, répond le gouvernement congolais. Son porte-parole précise que le gouvernement de la RDC tiendra ses engagements conformément aux prescrits du Statut de Rome dont la RDC est signataire. Mais pour l’instant, Lambert Mende estime que la sécurisation de la partie Est du pays est prioritaire et la Cour pénale internationale l’a bien compris, rapporte Radio Okapi. Lambert Mende soutient que le gouvernement s’est expliqué avec la CPI et que cette dernière a confirmé les raisons sur lesquelles la RDC s’est étendue. Ces raisons se feront selon le calendrier qui a été décidé et expliqué à la CPI. Le ministre de la Communication et médias affirme également que le gouvernement tiendra ses engagements pour le Statut de Rome. Mais, toujours selon le ministre Mende, Kinshasa a priorisé la pacification du Nord Kivu, la CPI a bien entendu ainsi, à la lumière des dires de Mme Lefrapere. « Nous ne nous désengageons pas du Statut de Rome, mais nous faisons des choses à notre rythme en priorisant d’abord la sécurité du Kivu », affirme le ministre sans donner une date précise quant au transfert de Bosco Ntaganda, l’un des officiers du CNDP. Néanmoins, Kinshasa entend finir l’intégration des ex mouvements armés au sein de l’armée et prendre la décision au moment qu’il faudra comme tout Etat responsable, conclut M. Mende.

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Les FARDC désertent pour combattre des éléments intégrés du CNDP

Selon une interview du Général KAKULE LAFONTAINE, leader du Front des Patriotes pour le Changement (FPC en sigle) diffusée sur les antennes de la Radio Moto hier Jeudi 2 juillet 2009, les Fardc d’origine congolaise  seraient entrain de rejoindre le FPC pour combattre ensemble les ex-miliciens du CNDP devenus Fardc après les accords d’IHUSSI. Ainsi la coalition FPC-Fardc congolais a chassé de plusieurs localités du Territoire de Lubero, notamment, MBINGI et ALIMBONGO, les Fardc issus du CNDP, lors d’une attaque sanglante qui aurait fait 5 morts parmi les civils, dont une maman et son bébé de quelques mois. Depuis c'est la coalition FPC-Fardc congolais qui contrôlerait tous les autres villages autour de Mbingi et d'Alimbongo!


La désertion des Fardc d’origine congolaise vers le FPC de Lafontaine fait suite aux affrontements sanglants au camp militaire de KASEGHE (toujours en Territoire de Lubero) au matin du 30 juin dernier, entre les Fardc issus du CNDP et les Fardc congolais. Ces affrontements s’étaient soldés par la mort de plus dix militaires de deux côtés et la réduction du camp militaire en cendres. 

Dans la nuit du 30 juin au 1 juillet 2009, plus de 130 maisons ont été incendiées par des militaires rwandais dans la localité de Miriki, a une quarantaine de Kilomètres du Sud de Kaseghe.  L’ONG international Human Rights Watch (HRW) a confirmé dans son rapport que des Fardc parlant Kinyarwanda sont ceux qui avaient non seulement incendié plus de 130 maisons à Miriki mais aussi violé des femmes et pillé systématiquement des boutiques, maisons d’habitation, fermes d’élevage, etc.

Dans la même nuit du 30 au 1er juillet 2009, au Quartier NGINGI à Butembo, des militaires ont fait irruption dans une maison où ils avaient extorqué, au bout du fusil, de l’argent et plusieurs biens de valeur. Comme si cela n’était pas suffisant, ces malfrats ont violé côte à côte toutes les filles de la maison et leur mère, en présence de leur papa.

Ces actes barbares  commis sur les paisibles congolais et sur les militaires congolais d’origine, les camps militaires, et les maisons d’habitation, est ce par quoi le FPC de Kakule Lafontaine explique son retrait du Programme Amani et sa reprise de la guerre  pour défendre les populations congolaises contre les mêmes ennemis qu’il a combattu avant le programme Amani.

Selon des informations non encore confirmées, plusieurs militaires congolais de Kaseghe, Kirumba, Kanyabayonga, etc.,  impayés depuis plusieurs mois et qui ont découvert qu’ils sont une des cibles des ex-miliciens du CNDP,  auraient rejoint le Front des Patriotes pour le Changement de Kakule Lafontaine.

Selon l’interview du FPC faite à la Radio Moto de Butembo, la coalition FPC-Fardc congolais menacerait de libérer la cité de Kirumba, sommant le chef de cité de Kirumba de se désolidariser de Fardc issus du CNDP !

On peut dire sans peur de se tromper qu’il y a bel et bien une reprise de la guerre dans le Territoire de Lubero. Les protagonistes sont pour l’instant les Fardc issus du CNDP et le FPC de Kakule Lafontaine qui attirerait déjà les Fardc congolais. L'alibi des FDLR est battu en brèches. Ce qui reste à connaître c’est la position du gouvernement congolais qui continue de mettre les assassinats au quotidien, les viols des femmes et les incendies de maisons et camps militaires sur le compte des quelques éléments incontrôlés sans qu'on assiste à une action de sa part pour mettre hors d'état de nuire ces éléments incontrôlés. Depuis que la situation va du jour au lendemain du mal à pire, on n'a jamais assisté à une relève des troupes ou un changement des commandants militaires de la région pour indiscipline ou incompétence. Les militaires congolais sur le terrain des opérations contre un ennemi reputé coriace sont toujours impayés, mal nourris contrairement à ceux issus du CNDP, si l'on en les Fardc congolais!  Il est  donc temps que le gouvernement congolais décline sa position vis-à-vis des actes de barbarie commis actuellement au Nord-Kivu et ailleurs sur les populations civiles. Les populations martyres de Lubero veulent savoir de quel côté se trouve le gouvernement congolais : de la coalition FPC-Fardc congolais qui dit vouloir défendre les populations civiles innocentes  ou de Fardc issus du CNDP qui massacrent les populations civiles, les militaires, incendient les maisons et les camps militaires, violent les mamans devant leurs enfants, etc. ?  La même question ci-dessous doit être posé pour ce qui est de la MONUC qui n'a jamais réussi à sécuriser un seul village du Nord-Kivu malgré les moyens militaires importants dont elle dispose...

Kakule Mathe

Butembo

Posté par banacongo à 22:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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