La précipitation aux élections locales et municipales et les astuces mises en marche pour enfiévrer la population à l’enrôlement n’est autre chose que la précipitation du scénario de la  mascarade électorale de 2006 aux législatives et aux présidentielles.

    A telle enseigne que « BANA-CONGO », Mouvement de Pression pour la Libération du Congo convie tous les compatriotes à un temps d’arrêt pour une réflexion sur cette dernière expérience vécue.

    Il est important que les femmes et les hommes auxquels incombe la tâche de prendre des décisions à tous les niveaux, s’éclairent eux-mêmes des enjeux réels pour l’intérêt de la communauté et les défis à relever pour son avenir.

    C’est un devoir pour chaque responsable de prendre conscience des choix, non en faveur d’une survie décente, mais avant tout dans l’intérêt du pays et de nos populations.

     STOP, Le temps de réflexion s’impose car il est dit : « DUPE UNE FOIS, MAIS PAS TOUTES LES FOIS ».

     Depuis le passage de James KABAREBE à Kinshasa, son officier dans l’APR, Joseph KABILA- Hyppolite KANAMBE manœuvre l’accélération d’un agenda que nul ne contrôle. Fin de la guerre.  Entrée tonitruanteante des Forces Rwandaises en R.D.C. bannière du pays en tête devant les troupes congolaises. Intégration des éléments rwandais au sein des FARDC. Désignation des ministres CNDP au sein du gouvernement provincial du Nord Kivu. Echange d’Ambassadeurs. Amnistie des criminels.

-Comme s’il n’y avait rien eu ; Rien ne s’est passé !

-On n’a pas eu le temps de pleurer nos morts (plus de Cinq Millions), ni de panser nos plaies, ni de les voir cicatrisées : Aucun jugement, Aucune condamnation ni Réparation, Voire aucune commémoration pour les victimes.

Discipline de subalterne militaire oblige, et par soumission traditionnelle aux injonctions de son oncle James KABAREBE, l’imposteur est en voie de passer à la phase déterminante de sa MISSION : l’adjonction des territoires de Kivu au Rwanda.

       Au nom de la « démocratie criée à tue-tête, le pouvoir avec la Commission Electorale qui l’accompagne lancent les élections locales et municipales encore une fois sans recensement ni identification nationale,s’appuyant sur la loi n° 04/028 du 24 décembre 2004 laquelle a été diligentée sous le double prétexte : des difficultés économiques et de la durée relativement brève de la transition. (voir Exposé des motifs, par.5).

        Peut-on soutenir ces arguments, deux ans et demi après, lorsque l’on se souvient de la déclaration de Mr José BARROSO fin juin 2005 devant le Parlement Congolais de transition affirmant de manière péromptoire avoir débloqué 45.000.000 € pour le processus électoral en R.D.C du compte de l’Union Européenne.

     Est-il innocent, deux ans et demi après s’être doté des moyens de l’exercice du pouvoir et des moyens susevoquès de l’Union Européenne, d’envoyer les populations à d’autres élections sans les préalables fixés aux termes de la résolution n° Dic/CPJ/09 du 18 avril 2002 du Dialogue Inter Congolais et de l’article 154 de la constitution de la transition.

     Comment interpréter l’annonce de l’octroi des cartes d’identité biométriques aux 129.000 militaires des Forces Armées Brassées, juste un mois après les opérations de brassage avec les forces du CNDP des tutsis Rwandais de Laurent NKUNDA, Bosco Tangana et autres criminels, alors que pendant tant d’années la population civile congolaise en est privé 

      Ces inquiétudes ne sont pas absurdes s’il faut analyser les revendications du Mouvement Tutsi CNDP (crée par Paul KAGAME) acceptées par Joseph Kabila lesquelles profitent au Rwanda seul et favorisent une invasion du territoire par les Rwandais du fait des Accords sur l’ouverture des frontières, la levée des barrières douanières, la libre circulation des personnes et de leurs biens, sans compter les multiples agents du CNDP et un nombre impressionnant de démobilisés laissés sur le terrain. Un ensemble de subterfuges pour se rendre maîtres des organes électeurs pour s’assurer la gestion d’une administration territoriale totale de la région.

        Cette manoeuvre, au nom de la «démocratie », consiste à un passage en douceur de l’adjonction, de la cession, de l’accaparement des territoires congolais au programme de l’avènement de « l’Empire IMA-TUTSI ». Ce qui ne peut que heurter les consciences !

          La composition d’un tel électorat non identifié et non recensé ajoute à la nature douteuse et peu fiable d’une Commission Electorale abusive d’intrigues n’augure aucune transparence à l’ordre d’arrivée des résultats.

On n’a pas encore oublié les dégâts des dernières élections suite à  l’appel de feu S. Eminence Cardinal Fr. Etsou à LA VERITE DES URNES, et d’autres dégâts humains banalisés et dits collatéraux lies à la contestation des chiffres tant à Kinshasa qu’au Bas-Congo par BUNDU DIA KONGO.

Haute trahison pour l’un (Joseph KABILA), délit de connivence pour l’autre (MALU MALU) on a l’impression d’assister à un rituel où le faux séduit au nom de la « démocratie » les crimes de même que l’accaparement du territoire congolais, son annexion par le Rwanda et sa balkanisation programmée se justifient toujours au nom de la « démocratie ».L’atrophie généralisée des politiques par le profit et l’instrumentalisation de toutes les institutions participent à noircir ce tableau sur lequel la R.D .Congo s’inscrit en lettres majuscules comme Etat VASSAL du RWANDA.

Ce n’est pas rien que lors de son investiture commune Vice-Président de 1x4 Azarias Ruberwa répondra à une question de la presse que « le problème est que nous devons être dans tous les coins et recoins du pays

Ce n’est pas rien qu’en amont, le Général KALUME alors ministre de l’intérieur a planté le décor par la mise en place de la territoriale uniquement des agents membres du PPRD et AMP.

     Ce n’est pas rien que les parlementaires en ce moment même sont privés de leurs vacances, sous le prétexte des caisses vides, tout comme à l’époque, sauf pour Vital kAMERE battant campagne de KABILA, on a organise un empêchement systématique de contact avec les populations. Jusqu’aux membres du gouvernement !

DUPE UNE FOIS, MAIS PAS TOUTES LES FOIS

    

     Pour « BANA-CONGO », ces réalités comprometteuses de la souveraineté et de l’intégrité nationales sont tirées de la complaisance et de la corruption de bon nombre des « élus » façonnés qui siégent au parlement, devenu chambre de résonance de l’imposture au pouvoir.

     Les élections locales et municipales ont une importance capitale du fait qu’elles désignent par voie de suffrages directs des responsables qui garantissent la politique de proximité aussi bien en matières de paix, de justice que de développement dans le respect du contrôle identitaire.

     A ce stade, doit être exclue toute tolérance de mixité ou de brassage, notamment dans les zones des conflits à l’Est ou faute de justice, les paysans enfants, femmes, hommes, personnes âgées sont sacrifiés et mis à la merci des envahisseurs.

     Pour « BANA-CONGO » l’heure n’est plus aux vaines lamentations. Dans un éveil de conscience notamment de ceux de l’Est qui ont été abusés des mensonges d’une domination rwandaise planifiée, et de ceux du pays tout entier à qui on a VOLE LES VOIX, le peuple congolais est appelé à sortir de l’indifférence et de la résignation.

     « BANA-CONGO » lance un appel à Tous les Congolais dignes de ce nom -Femmes ; Hommes jouissant de quelque parcelle d’autorité, de contribuer avec le peuple pour susciter une dynamique de rejet afin de démanteler et de briser tous les artifices et les instruments obscurantistes par lesquels selon la mission qui lui était dévolue, un pouvoir complice des intérêt rwandais est entrain de noyer et de vendre le pays.

       A cet effet, « BANA-CONGO » pour sauvegarder la souveraineté, la liberté et l’intégrité de la République Démocratique du Congo convie tous les Partis Politiques, les Organisations de la Société Civile , les Eglises, les Chefs Coutumiers traditionnels et les Chefs des collectivités, les Artistes, les Sportifs, les Elèves et les Etudiants a la signature de la PETITION mise en ligne pour recueillir les signatures, indispensables afin de FAIRE OBLIGATION au parlement (sénat et chambre des députes) d’examiner en priorité et toutes affaires cessantes les points ci-après.

  1. Constitution d’une Commission d’Enquête Indépendante sur les crimes de Génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République Démocratique du Congo depuis 1995.

  1. Constitution d’un Commission Indépendante d’Inventaire des Dégâts des guerres et de la Dette de Guerre.

  1. Indemnisation des veuves, des Veufs et des Orphelins.

  1. Erection des Mouvements Commémoratifs aux victimes dans toutes les Provinces et Journée de Mémoire en leur souvenir.

  1. Amendement de la loi électorale.

  1. Abrogation de la Loi n° 04/028 du 24 Décembre 2004 portant l’Identification et Enrôlement des Electeurs en République Démocratique du Congo.

  1. Dissolution de la Commission Electorale Indépendante.

  1. Invalidation de mandat des élus de nationalité douteuse et de double nationalité après expiration du moratoire sollicité par Vital KAMERE.

  1. Annulation de la mise en place illégale des titulaires des communes et des collectivités par KALUME.

  1. Révision de tous les Accords bilatéraux Rwanda- R.D.Congo.

  1. Révision de tous les Accords C.P.G.L. sur la base des critères de démocratie, de croissance, de contribution égale et sans spoliation.

  1. Révisitation de tous les contrats miniers et chinois, leur nature et l’acquittement des droits.

  1. Etat des lieux à mi- parcours de la législature.

    

         C’est alors seulement que après audition et approbation des rapports qu’il sera autorisé aux responsables administratifs de la territoriale, dont c’est la mission comme partout dans le monde, de procéder à l’identification et au recensement de la population pour les élections libres, démocratiques et transparentes.

       

         « BANA-CONGO » témoigne par cette contribution de sa solidarité indéfectible à tous les compatriotes qui s’associeront à faire échec aux plans sataniques de l’hégémonie Tutsi rwandaise sur le Congo.

                                                                                      Président,

                                                                  AUBIN KIKONKA KILU KANDA