LES VIEUX DICTATEURS AFRICAIN

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... comme dire il ya une fin à tout même pour ceux qui nous ont fait croire pendant longtemps qu'ils étaient éternels. Bon courage peuple gabonais, et que le choix d'un futur président se fasse sur des valeurs de democratie et de la bonne gouvernance. Pourquoi pas rêver d'un "Obama" pour l'Afrique aussi?


Pour mourir le vieu voleur cè déplacé avec un vol privé et 50 personnes qui circul en europe en mercedes loge dans un hotel 5 étoileon font du shoping avec l'argent du peuplé  gabonais ils ont transformé une parti de la clinique en bunker pauvre afrique, le dictateur est mort mais les bassesses pour instalé son fils pousse lè autorité gabonaise à s'umilié en démenten sa mor oh combien de foi salvatrice pour l'AFRIQUE et le peuple du GABON

Omar Bongo : le dictateur est mort, vive le dictateur


Aujourd'hui, 8 juin 2009, nous avons appris, avec le reste de la planète, la mort du dictateur Omar Bongo. Si nous titrons " le dictateur est mort, vive le dictateur", c'est que nous avons très peu confiance que cette mort mènera le peuple gabonais vers des lendemains qui chantent.

Omar Bongo était le pétrodictateur africain à la carrière la plus longue (Voir Photo BBC)


On a dit qu'il était atteint d'un cancer de la prostate, comme Mobutu, qu'il était décédé d'une crise cardiaque (selon son premier ministre), mais selon Libération, si le coeur a lâché, c'est d'un cancer de l'intestin que le despote a clenché. Libé écrit :

après moult tergiversations, les autorités gabonaises ont fini par annoncer, cet après-midi, le décès du président Omar Bongo Odimba, au pouvoir depuis 1967. Dans un message écrit remis aux journalistes, le Premier ministre Jean Eyeghe Ndong affirme : « C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'État, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque. » Hospitalisé depuis début mai dans une clinique de Barcelone, ce dernier, âgé de 73 ans, souffrait d'un cancer intestinal. Durant toute la durée de son hospitalisation, le pouvoir a maintenu un black-out total sur l'état de santé du doyen des chefs d'État en Afrique.


On trouvera sur RFI un dossier assez bien fait, pas suffisamment critique, évidemment, mais bon dans l'état des liens entre la France et le Gabon c'est déjà quelque chose...

En ce qui nous concerne, nous croyons qu'à terme, ce sera l'Histoire qui jugera Omar Bongo et ses alliés de la Françafrique. Mais, il faut quand même regarder ce que la mort de ce chef de démocrature a entraîné : la première réaction du pouvoir gabonais a été de fermer les frontières, comme si la mort du chef de l'État entraînait une menace existentielle pour l'État gabonais en soi. Nous sommes ici dans le domaine du symbolique, de la politique de l’"après moi le déluge ", de l'être et du néant.


Bref, ce n'est pas un président qui vient de mourir, mais un dictateur, qui comme tous ses pairs, a usurpé l'idiome de la chefferie et de la royauté africaine pour assoir son pouvoir. Comme Mobutu avait harnaché un griot en Sakombi, ainsi Bongo a-t-il bénéficié de ses amis de la pétrolière française Total, devenu ensuite Elf-Total, toute dévouée entremetteuse de ce pétrodictateur fournisseur de valises bourrées de liquidités pour ses amis de la françafrique (tous ces Pasqua et al. qui ont meublé et nourri le pouvoir de Bongo).


Ce soir, on imagine Denis Sasso Nguesso, le gendre de l'autre, en train de réfléchir à sa propre mortalité, mais aussi, le Con, en train de contempler les possibilités que lui ouvre la mort de son beau-père. C'est comme ça en haut de la pyramide!


Le problème, bien sûr, concerne la finalité, non seulement de la vie, mais aussi des ressources sur lesquelles repose le pouvoir de ces dictateurs qui sont campés à la périphérie du système mondiale.

En ce moment, la convergence de la crise économique mondiale, cette « Grande Récession », comme la qualifie l'économiste Nouriel Roubini, de la pandémie avérée de l'influenza de type hybride A (H1N1) et les changements climatiques, font en sorte que les zones dites "en développement", dont le Gabon et la RDC, entre autres, sont particulièrement vulnérables à un choc économique violent qui pourrait survenir dans les mois qui viennent.

Disons qu'Omar Bongo est heureusement mort avant d'avoir été confronté à des défis qui l'auraient fait descendre des nues où il aimait résider.

Pierre Bigras