“Le bilan est provisoire et certainement inférieur à la réalité, mais ce sont plus de 400 civils qui ont été tués dans la Province orientale depuis le 25 décembre”, soutient l’abbé Come Mbolingaba, directeur de la Caritas du diocèse de Dungu-Doruma, contacté par la MISNA. “Tout a commencé le 25 décembre au soir, lorsqu’un groupe de rebelles de la Lra a fait irruption dans la paroisse de Faradja, où un concert était en cours, tuant des dizaines de personnes”, a ajouté Mbolingaba, soulignant que les rebelles sont revenus le lendemain, faisant au moins 150 victimes. “Le bilan est provisoire car nombre de villages ayant été attaqués se trouvent dans des zones particulièrement isolées”, a encore déclaré à la MISNA le dirceteur de la Caritas locale. Selon cette même source, d’autres attaques se sont vérifiées à Duru, déjà lourdement frappée en septembre dernier, où 75 personnes ont perdu la vie; des incursions et 48 victimes se sont vérifiées à la frontière avec le Soudan, près de Ngilima et Bangadi tandis que 213 personnes ont été tuées à Doruma et Gurba. Le bilan de la Caritas ne tient pas compte des blessés et de toutes les personnes prises en otage. Des sources officielles de l’Ocha (la Coordination des affaires humanitaires de l'Onu) ont en revanche référé à la MISNA un bilan d’au moins 189 personnes tuées dans les attaques des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (Lra), soulignant qu’il ne s’agit que d’une estimation sur la base de données fournies par les autorités locales et non vérifiables car la zone concernée est très isolée et difficile d’accès. Depuis ces attaques, les habitants de la région ont abandonné leurs maisons par peur de nouvelles incursions.[