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Treize personnes, dont deux Libanais et un Chinois, ont été tuées en quatre jours au Katanga (sud-est de la RDCongo), province minière en proie à une criminalité galopante, ont indiqué à l'AFP des sources locales.

"Depuis quatre jours, nous avons enregistré onze morts, dont un au matin de Noël, un ressortissant libanais tué à bout portant par un Congolais venu d'Afrique du Sud", a déclaré à l'AFP la maire de Lubumbashi, Marie-Grégoire Tambila.

Deux autres personnes ont été agressées "dans la nuit du 25 au 26 décembre", a-t-elle ajouté, précisant que le bras de l'une des victimes avait été sectionné avec un couteau.

Vendredi soir un Libanais "a été tué par balles chez lui à Lubumbashi par un Congolais qui était venu lui réclamer de l'argent" et un Chinois "a été tué à bout portant en plein jour" à Likasi (120 km au nord de Lubumbashi), ont indiqué des témoins joints sur place par l'AFP.

Les autres victimes sont congolaises, selon des sources locales.

"On ignore les motivations des Congolais qui tuent les étrangers. Mais tout semble tourner autour de la crise que connaît le Katanga", a déclaré la maire de Lubumbashi (4 millions d'habitants), capitale de la province.

La baisse des cours du cobalt et du cuivre a contraint des entreprises minières à supprimer plus de 300.000 emplois dans la région. A la précarité de la vie à Lubumbashi est venue s'ajouter une criminalité galopante.

"Ce taux élevé de criminalité est consécutif à l'arrivée massive dans Lubumbashi des creuseurs artisanaux après la fermeture des entreprises minières au Katanga", a estimé la maire de la deuxième ville de la RDC, après Kinshasa. (belga)