La tension demeure élevée à Kalémie, ville de la province du Katanga, où une manifestation tenue hier par la société civile pour protester contre les violences perpétrées dans le Nord-Kivu a dégénéré en combats avec la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants. Selon des sources onusiennes, des coups d’armes à feu auraient retenti jusqu’à hier soir dans les principales rues de la localité, où quelques élèments violents auraient érigé des barricades et brûlé des pneus. Des jets de pierres ont également été signalés devant les bureaux des principales organisations internationales et les bilans diffusés jusqu’ici font état d’un nombre non précisé de blessés, dont deux policiers. Entre temps, dans la région orientale du Nord-Kivu, les combats ont perduré entre l’armée congolaise et les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (Cndp) de l’ex-général dissident pro-rwandais Laurent Nkunda. Des sources locales ont référé que le retrait de l’armée de Tongo (60 km au nord-ouest du chef-lieu Goma), localité conquise ces derniers jours, a été suivi par des combats avec les rebelles qui se seraient conclus hier à l’aube. Par ailleurs, des nouvelles pas encore confirmées de sources indépendantes, ont signalé l’ouverture de quatre nouveaux fronts de combats dans la zone de Masisi, mais cett fois entre des membres du Cndp et des groupes de Mai-Mai, ex-partisans congolais à l’époque du conflit (1996-2003) en pleine débâcle ces derniers temps. [AdL/VV][CO]