Sun City, le 20 mars 2002.

Après une fouille dans les archives et enquête auprès de témoins et des personnalités de la région des grands lacs ainsi que des anciens de l'administration coloniale, un bureau d'études ayant requis l'anonymat pour des raisons de sécurité révèle que Monteur Vitale Kamerhe est un Rwandais d'origine.

Fils de Constantin Kamerhe, déjà décédé, et de Mme Alphonsine Mwakingi, Vital Kamerhe est le cousin du Général Gracient Kabirigi, planificateur du génocide rwandais. arrêté le 18 juillet 1997 par  le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) et transféré à Arusha en Tanzanie.

Dans la langue Shi, le Mashi, le nom de Kamerhe n'existe pas. Il n'a pas de signification connu des Bashi, tribu que se réclame Vital Kamerhe, qui partage le même grand-père avec le Général Kabirigi. Leur grand-père commun est Monsieur Kanyiginya du clan royal Hutu des Banyiginya de la préfecture de Cyangugu, partageant la frontière rwandaise avec le Sud-Kivu.

Le Général Gracient Kabirigi est né à Rusunyi en décembre 1951 et ses études secondaires ont été suivies au Collège Saint Paul a Bukavu sous les soins de son oncle paternel Constantin Kamerhe d'où il est parti pour la formation militaire. Avant le génocide  de 1994 au Rwanda, le Général Kabirigi était commandant des opérations à Byumba au Rwanda avant de devenir commandant des opérations au Sud Kivu pendant l'avancée de l'AFDL en 1996.

Cousin du Général de Brigade Kabirigi, Monsieur Vital Kamerhe s'est battu bec et ongle pour obtenir le poste de commissaire général adjoint chargé de la MONUC pour bien protéger les intérêts de ses frères Interahamwe et ex-FAR (Forces Armées Rwandaises). Il s'est lancé ouvertement dans celte lutte au sein du gouvernement et a abandonné sa mission devant la MONUC pour venir à Sun City perturber les travaux du Dialogue Inter Congolais étant donne que l'aboutissement heureux de ce forum des véritables Congolais aboutira au rapatriement de tous ces Interahamwe et ex-FAR au Rwanda parce que les véritables Congolais ont compris que la présence de ces génocidaires en République Démocratique du Congo est source de l'agression du Rwanda depuis 1996.

Le bureau d'études qui nous a fait part de ce résultat d'enquête poursuit des recherches sur les personnalités qui composent le gouvernement actuel. Il y aurait des doutes de « congolité » dans le chef de beaucoup de dirigeants congolais actuels. On ne peut s'expliquer comment ils sont incapables de faire avancer les travaux du Dialogue Inter Congolais au profit de la fin de la guerre et de la réunification du pays.

Affaire à suivre

Protégeons l'expéditeur original.