Cette ONG de défense de droits de l’homme l’a dénoncé dans une déclaration faire dimanche à radiookapi.net. Contacté à ce sujet, le ministre des Droits humains a pour sa part promis de se pencher sur la question au courant de la semaine.

Selon Julie Zenga de la Ligue des électeurs (LE), ces personnes ont été arrêtées à la suite des affrontements entre les FARDC et la garde rapprochée de l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba. «Nous avons agi en tant que défenseurs des droits de l’homme travaillant en réseau avec notamment la Voix des sans voix et les Toges noires. Après concertation, nous avons eu plus ou moins 500 personnes prises et incarcérées, certaines au niveau de l’auditorat militaire, d’autres à la PIR et dans d’autres cachots sans avoir été entendues sur PV », a déclaré la responsable de la Ligue des électeurs. Pour Julie Zenga, il y a eu vice de procédure dans ces arrestations. « Nous estimons que le gouvernement, à travers le ministère attitré, devrait revoir ces cas afin que la justice libère ceux dont la culpabilité n’est pas établie », a-t-elle dit. A la suite de ces afrrontements , une femme témoigne : « Samedi, des militaires en uniforme et en civil sont venus visiter notre domicile. L’un d’eux a escaladé le mur et a forcé le portail pour permettre aux autres d’entrer. Ils ont cassé les vitres, ont fouillé partout. Ils sont sortis avec une photo d’un petit frère à mon mari, et ils se sont mis à sa recherche. Dimanche, vers 5h du matin, ils sont encore revenus et sont repartis sans rien prendre. » Contacté, le ministre des Droits humains, Eugène Lokwa Ilwaloma a promis de rendre visite à ces détenus au courant de la semaine. Ceci dans le but de s'enquérir des circonstances de leur arrestation.

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