La négociation insolite du gouvernement congolais avec Laurent Nkundabatware, le lieutenant de Paul Kagame, nous a permis de considérer et de répertorier les signes qui dénotent des penchants ou des affinités profondes entre le criminel Kagame et certaines personnalités dans le gouvernement de Kinshasa.



Nous reproduisons ci-dessous 11 points qui justifient notre grande préoccupation par rapport à l’avenir d’un Congo vraiment indépendant et autosuffisant.



1. L’attaque de Nkundabatware et Mutebusi sur Bukavu en juin 2004 :



Après avoir commis des crimes ignobles à Kisangani et dans le Nord Kivu, Laurent Nkundabatware et sa soldatesque prennent le contrôle de Bukavu, chef lieu du Sud Kivu, sous le regard insouciant des autorités de Kinshasa. La résistance des Mai-Mai tiendra tant bien que mal contre cet homme armé par la Communauté Internationale représentée en RDC par la très omnipotente MONUC ainsi que par le biais du Rwanda et de l'Afrique du Sud.



Pendant tout ce temps, à Kinshasa, c’est une politique d’insouciance et de discours vides de sens qui fait manchette dans la presse. Aucune action concrète n’est envisagée.



Après plusieurs jours de pleurs et de cris de la population du Kivu, et devant l’implication évidente de la Monuc découverte par tout le peuple congolais partout sur le territoire national, des manifestations d’étudiants éclatent à Kinshasa, Bukavu, Lubumbashi et dans d’autres villes. Embarrassé, le gouvernement congolais envoie à la dernière minute les militaires pour repousser l’envahisseur et sécuriser Bukavu.



2. L’arrivée du nationaliste Mbuza Mabe au Sud Kivu et son retrait :



Mbuza Mabe, nommé commandant en chef de la 10ième région militaire du Sud Kivu, met fin au contrôle de Nkundabatware à Bukavu. Il sécurise Bukavu et la confiance regagne la population. Ironiquement, au lieu de donner plus de pouvoir et de moyens à ce vrai fils du Congo pour lui permettre de sécuriser tout l’Est du pays, Mbuza Mabe est diabolisé par Ruberwa et Kagame, traité de génocidaire et incriminé dans les massacres de Gatumba par leurs commanditaires (Ruberwa, Bizima, Nkundabatware et Mutebusi, la chanson bien connue sera relayée par la MONUC très complice des tueries de Gatumba).Ce général patriote sera rapidement muté de cette région qui a tant besoin de lui. En échange on place un lieutenant de Kagame, Agolowa Tangilo. Il est clair qu’en mutant Mbuza Mabe, Kinshasa ne voulait pas sécuriser le Kivu. Et pour des raisons stratégiques non avouées, il était important que l’Est du Congo reste sous le contrôle du Rwanda.



3. L’affaiblissement des Forces Armées Congolaises (FARDC) :



Le Congo est l’un des pays les plus riches en ressources naturelles au monde. Dans une situation de guerre qui vient de durer dix ans, il est impensable que le Congo tout entier soit incapable de fournir des troupes capables de bouter dehors un lieutenant rwandais entouré de 2000 hommes (gonflement à souhait des effectifs pour dicter les négociations) comme Nkundabatware. Pour bien affaiblir le Congo et ouvrir ses portes aux pilleurs de toutes sortes, il faut le priver d’une armée forte, disciplinée et organisée.



Quelque soit le gouvernement démocratique qui prendra le pouvoir à Kinshasa, la qualité du nationalisme devra s’exprimer avant tout par la réorganisation d’une armée capable de défendre, hors de tout doute, la grandeur du territoire congolais. Le gouvernement congolais devra donc éviter de former ses officiers dans les pays occidentaux, ceux là même qui convoitent le Congo et fomentent des guerres pour s’assurer que les congolais restent des esclaves éternels. Déjà les sources dignes de foi font état de l'acceptation par le gouvernement congolais que la fameuse MONUC, l'oeil et le bras armé de Kagame, forme la "nouvelle armée congolaise", quelle ironie, quelle traitrise, quelle cécité d'esprit et quel patriotisme ou nationalisme de poules mouillées ou encore de chiens battus !



Le Congo n'a que faire des officiers formés dans ces pays et qui reviennent avec une culture du lavage de cerveau visant à servir le maitre colonial et asservir son propre peuple tout en se reniant lui-même. C’est cette culture qu’on trouve actuellement dans l’armée congolaise, une armée truffée des traitres kagamistes démoralisateurs et qui préparent la troupe à la fuite à chaque balle tirée par les ennemis rwandais. Cela ne signifie pas que les congolais sont incapables de combattre, mais qu’ils sont constamment infiltrés et trahis au niveau de l’exécutif de l’armée. Il est inacceptable que le Congo n’ait pas des troupes fiables capables de défendre son intégrité territoriale, et cela après dix ans de guerre.



4. La froideur dans le traitement du dossier de la zone de Minembwe :



Malgré les tonnes d’armes qui sont stockées à Minembwe et l’existence des Etats-Major de Patrice Masunzu et Jules Mutebusi, aucun effort n’a été engagé pour récupérer ces stocks d’armes et déloger les mercenaires rwandais des hauts plateaux d’Uvira.



Les congolais ne doivent pas s’illusionner. Le dossier Minembwe ne sera jamais fermé. Seule une vigilance continue et acharnée de tous les congolais peut protéger le Congo contre ce plan de démembrement, de conquête et de domination par la création d’un Etat terroriste sur le territoire congolais. Même si la zone de Minembwe est finalement pacifiée, le plan procédera de la façon suivante :



Sécuriser la représentativité des tutsi au niveau du gouvernement congolais, ce qui permettra de corrompre et d’obtenir des appuis de taille pour approuver la création de la zone de Minembwe.


Préparer simultanément la zone de Minembwe pour son role, avec le concours des milieux démocrates américains et des britanniques, ainsi que celui de plusieurs ONG. Il y a une mobilisation pour financer le développement accéléré de cette zone par rapport au reste du pays. Actuellement, avant même la création de cette zone, les démocrates américains, qui disposent de fonds gratuits et quasi-illimité de par leurs liens étroits avec les banquiers, seraient prêts à financer la création d’un aéroport, d’une université de l’Afrique des Grands Lacs (sorte de Université Harvard machine à donner des diplomes aux futurs décideurs judicieusement choisis) et d’un grand centre hospitalier à Minembwe. Et même à travers cette reconstruction c’est une porte qui s’ouvrira pour faire entrer des armes plus sophistiquées. Minembwe sera le Kosovo congolais.


L’étape précédente achevée, la zone sera devenue en un clin d’œil un Etat dans un Etat. Son pouvoir sur le gouvernement ne sera plus un problème, et son indépendance suivra. Le Congo se retrouvera sous la menace constante d’un Etat terroriste, surarmé, surpuissant, gouverné par ceux-là même qui ont organisé toutes les guerres de la région des grands lacs depuis 1979 de Tanzanie en Ouganda et de l'Ouganda au Rwanda et puis au Burundi et maintenant en RDC qui était l'objectif final.


Il est donc impératif que le Congo récupère cette zone qui est une partie intégrante du territoire national et qui ne doit pas connaitre un développement séparé à la manière des zones d'apartheid en Afrique du Sud. L'idée de colonie semblable à Gaza en Palestine, occupée par Israel, n'a pas droit d'exister en RDC. Le parlement devra aussi, pour appuyer ces actions, voter et amender des lois interdisant la création de nouvelles zones sans consentement par referendum des habitants de toute la province.



5. La démobilisation des Mai-Mai :



Au moment ou le gouvernement de Kinshasa laisse tous les tutsi à l’Est du Congo armés jusqu’aux dents par les mêmes forces occultes au devant desquelles se retrouve la MONUC, on a vu une pression très forte, sans précédents et non justifiée pour la démobilisation des Mai-Mai. En conséquence, l’Est du Congo est aujourd’hui controlé par Nkundabatware au Nord, et Mutebusi-Masunzu au Sud, et ceci à la barbe de la fameuse MONUC. La seule force qui était supposée défendre les autochtones du Kivu, les vrais Mai-Mai, a été dédoublée, diabolisée par Kagame et sa MONUC pour être ensuite dissoute et démobilisée.



Cette stratégie est extrêmement dangereuse pour l’avenir du Congo. Elle ne peut être menée que par ceux qui sont en faveur du controle du Congo par le Rwanda. Pour rappel, au moment de l’occupation de la RDC, lorsque les troupes congolaises fuyaient devant l’ennemi, le peuple congolais doit garder en mémoire et écrire dans ses livres d’histoire que seuls les Mai-Mai, très faiblement armés, mais avec une détermination d’acier, ont tenu fort contre l’envahisseur, affaiblissant et bloquant ainsi son avance vers l’ouest du pays. Le jeu politique actuel est en faveur de l’ennemi, parce qu’il neutralise la résistance congolaise et renforce les occupants rwandais.



6. Le choix de Paul Kagame comme médiateur :



Ne peut être médiateur entre deux parties en conflit que celui à qui ces deux parties accordent confiance et crédibilité. Le gouvernement congolais en choisissant Kagame pour servir de médiateur avec Laurent Nkundabatware, instrument de ce même Paul Kagame démontre sa manière sarcastique de déconsidérer et de rabaisser davantage le peuple congolais après les effroyables crimes de ces mêmes Paul Kagame et Nkundabatware au Congo. A l’heure ou l’on chante la paix et la démocratie, c’est la preuve indéniable pour affirmer que le Congo est sous le contrôle de Paul Kagame.



Le Congo n’était-il pas en mesure de trouver quelqu’un d’autre, dans le monde, pour assurer le role de médiateur?



La rapidité avec laquelle cette affaire a été menée, les louanges de toute la presse unanime et unie dans sa rescousse envers les criminels, montre que cette affaire a été orchestrée de main de maitre, et c’est un signe qui ne trompe pas.



7. La présence dans le gouvernement congolais de personnes qui ont des affinités très profondes avec Paul Kagame :



Deux personnes occupent des postes clés qui sont déterminants pour l’avenir du Congo et une autre a été mise à la porte. Nous pouvons citer :



a- Denis Kalume Numbi, Ministre d’état du gouvernement Gizenga :



Denis Kalume Numbi est Ministre chargé de l’intérieur, de la décentralisation et de la sécurité. Avant ce poste il était Ministre de la reconstruction nationale. L’homme est en étroite collaboration avec les anciens mobutistes basés en Belgique et qui travaillent étroitement avec les milieux tutsi du Rwanda pour relancer la guerre au Congo. Il a été cité dans une affaire de blanchiment d’argent impliquant aussi des japonais, nouvelle qui a fait jaser les milieux belges à Bruxelles, toutes les chancelleries dans la capitale Kinshasa ainsi que tous les ministères congolais impliquant jusqu’à la présidence de la republique.



Il a été écarté au moment de la publication de son nom dans le rapport du panel des experts de l'ONU et ce, pour quelques temps, avant de revenir au pouvoir par une autre porte. Cet homme qui survit à tous les remaniements et qui n’a jamais pris de position tranchante face aux mercenaires qui tentent de controler l’Est du Congo n’inspire pas confiance. Dans les milieux politiques à Kinshasa on croit qu’il a été placé à ce poste, non pas pour jouer le role de défenseur du Congo, mais plutot comme un homme du chef de l’Etat.



b- Habarugira Ministre de la défense du gouvernement 1+4, après avoir été vice-ministre de l'intérieur dans le même gouvernement :



Qui est cet ancien Ministre de la défense écarté du gouvernement Gizenga ? De nationalité rwandaise, Habarugira est le ministre de la défense issu de la formule 1+4. Il est marié à la petite sœur de M. Djamboleka, l’ancien gouverneur de la banque centrale du Congo sous le gouvernement Kengo. Habarugira, grace a sa triple nationalite (rwandaise, congolaise et canadienne), est l'interlocuteur potentiel entre les milieux canadiens et le gouvernement rwandais. La maison d'Habarugira à Gatineau, banlieue d’Ottawa, a vu défiler des personnages aussi lugubres que sinistres tous complotant contre la RDC. Quel autre endroit serait bien indiqué que cette ville d’Ottawa, capitale nationale canadienne pour servir à cette besogne? Habarugira a été recommandé comme ministre de la défense par le Rwanda et introduit à ce poste par Ruberwa dans le cadre de la formule 1+4.



c- . Antipas Mbusa Nyamwisi Ministre d’Etat du gouvernement Gizenga chargé des Affaires étrangères et de la coopération internationale :



L’homme qui passait plusieurs heures dans l’enclos de la résidence de Yoweri Museveni à Kampala, insistant et persévérant pour avoir la chance de lui parler, n’est autre que le petit frère de Mbusa Nyanmwisi. C’est lui qui va occuper le Ministère des Affaires Etrangères pour représenter les intérêts du Congo au niveau international. Lui et Bemba sont tous deux sous la même tutelle de Kampala.



La question que nous nous posons est de savoir si ces hommes vont vraiment représenter le Congo ou plutot représenter les intérêts de leur maitre qui leur a facilité leur positionnement à Kinshasa, après des crimes qui ont endeuillé toute la nation et pour lesquels la Communauté Internationale ferme sciemment les yeux.



8. L’alliance tardive de Ruberwa à la majorité présidentielle :



Ruberwa, après avoir subi un échec cuisant au niveau national, se tourne vers ceux qui, croyait-il, pouvaient l’entendre, pour négocier des alliances. Comment quelqu'un comme Ruberwa peut etre accepté par la majorité présidentielle alors que c’est un candidat malheureux rejeté par la population et qui n’avait plus de place dans le gouvernement en cours? Ce geste présente encore une fois l’évidence indéniable d’un penchant pour les instruments du Rwanda.



Notons que Ruberwa et Bemba sont des oiseaux d’un même financement dans leur « rébellion ». La encore, les ennemis du Congo utilisent le principe de cet amibe qui se sépare en deux pour vivre dans un environnement qui lui est hostile. Comment les ennemis du Congo peuvent-ils perdre quand ils ont leurs joueurs dans toutes les équipes?



Si les congolais ne restent pas vigilants, le Congo cessera d’exister. Car, le plan concocté par les tutsi contre le Congo n’est pas un plan à court terme. C’est un plan qui mis en œuvre lentement mais surement, au cours des décennies à venir.



9. Casser toute initiative d’amener devant la justice les auteurs des crimes contre l’humanité commis en RDC :



Tout le monde sait que la Cour Pénale Internationale (CPI) a condamné l’Ouganda pour son occupation du Congo et que l'ONU a declare Nkundabatware criminel contre l'humanité. Les autorités congolaises semblent avoir passé l’éponge sur l'un et sur l'autre et avoir renvoyé ces dossiers aux oubliettes, au nom de quelle moralité? A Kinshasa, personne n’en parle plus. Le peuple peut-il savoir pourquoi ce silence de la part de ceux qu'il a élu avec fierté ?



Cette attitude complaisante envers les envahisseurs qui ont commis des crimes au Congo et dont le gouvernement ne fait aucun effort pour les faire comparaitre à la CPI est une autre évidence du penchant des autorités congolaises envers les envahisseurs du pays.



10. L’échange du mandat d’arrêt contre la liberté de Laurent Nkundabatware :



Le fait que le gouvernement de Kinshasa puisse accepter de descendre aussi bas est un signe révélateur de ce qui risque d’arriver à Kinshasa si les fils et filles du Congo perdent de vue le contrôle de la souveraineté nationale. C’est aussi un exemple suffisant qui peut déjà garantir que les crimes effroyables commis sous l’occupation de Kagame resteront impunis. Tous ces morts appartiennent donc à la terre et aux oubliettes de l’histoire. Une telle attitude, quel que soit le régime démocratique qui la soutiendra à Kinshasa, ne sera que celle d’un régime à la merci du Rwanda.



11. Le brassage des troupes :



Sous le terme innocent de brassage des troupes, ce qui se passe vraiment est l’inclusion dans les Forces Armées Congolaises, de traitres au Congo, de rwandais ou d’outils du Rwanda, dont le role consistera à laisser la porte grande ouverte aux ennemis du Congo pour commettre d'autres crimes qui se traduiront en génocide total. Comme on peut le voir, la procédure avance rapidement, et le plan est en place depuis longtemps. Les ennemis sont au Nord Kivu et à Minembwe, en Ituri et au Nord Katanga, à l'Equateur et au Congo Central. Partout dans le pays il y a une population dépouillée de toute défense. Qui peut aujourd'hui affirmer qu'il ne le savait pas ?



Les raisons de notre conviction sont nombreuses et nous lançons un appel humanitaire pour que tous nos lecteurs nous fassent parvenir d’autres signes qui sont en leur connaissance pour que le tableau soit complet. GLAC se fera le grand plaisir de les diffuser comme suite à cet article, dans une prochaine édition.


Grand - lacs confidentiel